Aller au contenu
La lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autre
refrain.
← Tous les jeux de piste

Tony Garnier et les habitants de la cité des États-Unis

Vingt-cinq murs pour une ville rêvée

Un architecte avait dessiné une ville idéale que personne n'a jamais construite. Soixante-dix ans plus tard, ses voisins l'ont peinte sur leurs murs.

6 à 8 ans · 1 h 15 · 1,5 km à plat, dans les cours et le long du boulevard des États-Unis. Les murs peints se regardent depuis la rue, gratuitement et à toute heure : le parcours ne dépend d'aucun horaire. Si vous voulez en plus visiter le musée, l'appartement témoin des années 1930 ou suivre une visite guidée, c'est du mardi au samedi, jours fériés exclus, l'après-midi de septembre à mai et le matin en juin et juillet ; vérifiez le jour même, les horaires changent avec la saison. · départ : la Cité Musée Tony Garnier, 4 rue des Serpollières, 69008 Lyon

3 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 3 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 6

Dans les années 1980, les immeubles de ce quartier étaient fatigués et il était question de les abattre. Les habitants ont obtenu leur rénovation, achevée en 1989, et par-dessus le marché vingt-cinq murs peints que personne n'avait réclamés. Ces fresques montrent la ville idéale qu'un architecte avait dessinée ici sans jamais pouvoir la bâtir en entier. Ce parcours cherche ces murs les uns après les autres. Départ devant le musée, 4 rue des Serpollières. Tout se regarde de la rue : on n'est obligé d'entrer nulle part, et les cours sont habitées, donc on y parle bas.

  1. Étape 1 · Devant le musée, rue des Serpollières

    L'architecte qui a dessiné ce quartier a laissé son nom sur trois autres grands bâtiments de Lyon : une salle de concerts, un stade, et un troisième qu'on n'attend pas d'un homme qui dessinait des logements ouvriers. De quel genre de bâtiment s'agit-il ?

    Un coup de pouce

    Les deux premiers servent à s'amuser. Le troisième sert quand on ne s'amuse plus du tout.

  2. Étape 2 · Le premier mur peint

    Sors du musée et rejoins le boulevard des États-Unis. Cherche le premier grand mur peint : il est haut comme l'immeuble entier.

    Ce mur montre une ville qui n'existe pas. Regarde-la bien, puis dessine dans le cadre le bâtiment qui te plairait le plus si tu pouvais y habiter.

    Un coup de pouce

    Cherche les détails qu'on ne voit jamais dans la vraie rue : les couleurs, les toits, les gens.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  3. Étape 3 · Les vraies et les fausses fenêtres

    Reste devant un mur peint et recule de quelques pas pour le voir en entier.

    Sur ce mur, certaines fenêtres sont vraies et d'autres sont peintes. Compte d'abord les vraies, puis les fausses. Tu t'es trompé au moins une fois : c'est fait pour.

    Un coup de pouce

    Une vraie fenêtre a un creux, un rebord, parfois un rideau. Une fausse est plate comme une feuille.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  4. Étape 4 · Les étages en trop

    Marche le long du boulevard et regarde le haut des immeubles, pas le bas.

    Comptez les étages d'un immeuble du boulevard, du rez-de-chaussée jusqu'au toit. L'architecte en avait dessiné trois. Combien en comptez-vous ?

    Un coup de pouce

    Comptez les rangées de fenêtres, et ne comptez pas le rez-de-chaussée : il ne vaut pas un étage.

  5. Étape 5 · Une cour entre les immeubles

    Engage-toi dans une des cours ouvertes entre deux immeubles. Ce sont des cours habitées : on y entre doucement et on parle bas.

    Cette cour n'est pas fermée : on peut la traverser et ressortir de l'autre côté. Fais-le, puis compte combien de sorties elle possède.

    Un coup de pouce

    Fais le tour du regard avant de marcher. Une sortie, c'est un passage entre deux bâtiments, pas une porte d'entrée.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  6. Étape 6 · Le boulevard des États-Unis

    Reviens sur le boulevard et place-toi au milieu, sur le terre-plein, là où c'est permis.

    Dès 1917, l'architecte avait prévu ce boulevard « long et large », et il avait réservé le milieu à un moyen de transport précis, qui n'est ni la voiture ni le vélo. Regardez le terre-plein : qu'est-ce qui y roule aujourd'hui ?

    Un coup de pouce

    Cherchez deux lignes de métal parallèles posées dans le sol. Là où il y a des rails, il y a rarement du hasard.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Les murs peints sont arrivés en même temps que quoi ?

  2. 2. Pourquoi les immeubles lancés après 1930 sont-ils plus hauts que les premiers ?

  3. 3. Trois immeubles de la cité sont protégés au titre des monuments historiques. Depuis quand ?

Le mot de la fin

Dernière mission : invente le 26e mur peint. Dessine dans le cadre ce que tu peindrais sur un immeuble entier, du trottoir jusqu'au toit.

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.