Les fidèles de Tramelan, réformés depuis 1530, et ceux qui sont arrivés, revenus ou restés à part : catholiques, adventistes, mennonites
Un village, plusieurs Églises
Un village qui a changé trois fois d'évêque sans bouger d'un mètre, une messe dite dans une salle de classe, et une petite chapelle de jardin dont on se dispute le record.
Pour les grands · 1 heure 15 · Environ 800 mètres, de l'église Saint-Michel à l'église mennonite de la rue des Prés, le long de la Grand-Rue sur le trottoir, puis par des rues de quartier. · départ : sous l'église Saint-Michel, Grand-Rue 108, 2720 Tramelan
4 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.
Une promenade d'une heure dans le haut du village, de lieu de culte en lieu de culte, sans en visiter aucun : tout se lit depuis la rue. La Grand-Rue est fréquentée, on la suit sur le trottoir. La petite chapelle de la Grand-Rue 171b est au fond d'un jardin privé : on la regarde depuis la rue, si on la voit, sans entrer. Deux étapes sont des observations, sans réponse écrite d'avance. Quand deux ouvrages divergent sur une année, vous lirez les deux, côte à côte.
Étape 1 · Sur le trottoir, sous l'église Saint-Michel
Sans jamais déménager, Tramelan a dépendu de plusieurs diocèses. Avant la Réforme, sa paroisse relevait d'un diocèse français, enclavé dans celui de Bâle. Après le Concordat de 1801, le village est rattaché à un diocèse alsacien. Et depuis 1815, il dépend de Bâle. Parmi ces quatre villes épiscopales, laquelle n'a jamais compté Tramelan : Besançon, Strasbourg, Constance ou Bâle ?
Un coup de pouce
Un diocèse français, un diocèse alsacien, et celui qu'on cite deux fois : il en reste un.
Étape 2 · Toujours sous Saint-Michel
Avant cette église, la messe a connu trois domiciles provisoires. En 1887, une fois par mois, le curé de Saint-Imier venait la dire dans l'école de Tramelan-Dessous. En 1890, le premier curé du village la célèbre dans une chapelle qu'on lui prête, la « chapelle des Indépendants ». En 1893, une chapelle avec logement est bénie « Sur Bantavaux ». Regardez l'église, son clocher sur la rue et son chœur adossé à la pente : qu'est-ce que trois générations de provisoire expliquent, à votre avis, dans la manière dont elle s'impose au-dessus de la Grand-Rue ?
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
L'église est bâtie sur une terrasse taillée dans la pente, au-dessus d'un haut mur, son clocher tourné vers la route principale.
Étape 3 · Devant le temple
Quatre cents mètres de Grand-Rue vers l'ouest, côté trottoir, mènent au temple blanc.
Ce temple a été rebâti après l'incendie de 1839. Pour le DHS, sa reconstruction dure de 1843 à 1844 ; pour Wikipédia en allemand, elle tient en 1843. Rénovation et agrandissement : 1958 et 2000 d'un côté, 1957-1958 de l'autre. Ni l'un ni l'autre n'a forcément tort. Comment deux ouvrages sérieux arrivent-ils à des années qui ne coïncident pas ?
Un coup de pouce
Pensez à une maison : en quelle année est-elle « construite », celle du premier coup de pioche ou celle où l'on y dort ?
Étape 4 · Devant le 171b de la Grand-Rue
Continuez sur la Grand-Rue vers l'ouest, une centaine de mètres. Au 171b, une petite construction de bois clair se cache au fond d'un jardin, derrière une maison. Restez sur le trottoir.
Cette chapelle a été bâtie par la famille Roth derrière sa maison et inaugurée le 25 décembre 1886 par Ellen White, figure fondatrice de l'Église adventiste. Le site qui publie ses écrits la présente comme « le premier bâtiment d'église adventiste en Europe ». Wikipédia en allemand et une photographie de Wikimedia Commons disent « la première chapelle adventiste hors d'Amérique du Nord ». Laquelle des deux affirmations est la plus forte, et si l'une est vraie, l'autre l'est-elle forcément ?
Un coup de pouce
Dessinez deux cercles : l'Europe, et tout ce qui n'est pas l'Amérique du Nord. Lequel contient l'autre ?
Étape 5 · Devant l'église évangélique mennonite
Revenez quelques pas vers l'est, puis descendez par les rues du quartier vers la rue des Prés, à environ deux cent cinquante mètres.
Les mennonites, héritiers des anabaptistes pourchassés à Zurich et à Berne, n'ont longtemps été que tolérés dans la région, et beaucoup vivaient dans les fermes des hauteurs. Leur première chapelle du Jura bernois ouvre en 1883 au Cernil, sur le plateau ; une autre la remplace en 1928 aux Mottes. Celle-ci est en bas, dans le village. Que dit ce déplacement, de la ferme isolée à la rue de quartier, sur la place de cette communauté ? Regardez le bâtiment : qu'est-ce qui le distingue, ou non, d'une maison voisine ?
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Comparez la taille, l'absence ou la présence d'un clocher, l'inscription sur la façade, avec Saint-Michel et le temple.
Étape 6 · Toujours rue des Prés
Le Dictionnaire historique de la Suisse se contente d'une phrase : Tramelan « comprend également d'autres lieux de culte, représentant diverses tendances du protestantisme ». Combien de communautés différentes avez-vous croisées ou nommées depuis le départ ? Lesquelles sont nées ici, lesquelles sont venues d'ailleurs ?
Un coup de pouce
Reprenez les étapes une par une, et ajoutez la communauté qui n'avait qu'un nom de chapelle.
Le quiz, pour finir assis quelque part
1. Le 25 décembre 1886, jour où Ellen White inaugura la chapelle des Roth, tombait un…
2. Avant la Réforme, qui détenait le patronage de l'église de Tramelan ?
3. Qui a dessiné l'église Saint-Michel ?
Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.
D'où viennent les réponses
- Tramelan, Dictionnaire historique de la Suisse
- Saint-Michel (Tramelan), Wikipédia en allemand
- Tramelan, Wikipédia en allemand
- Church Dedication at Tramelan, Ellen G. White Writings
- Chapelle à Tramelan, photographie Wikimedia Commons (2022)
- Anabaptisme, Wikipédia
Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.