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refrain.
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Pierre-Claude de La Fléchère, comte de Veyrier, qui a compris ce qu'on pouvait faire d'un hameau au bout d'un pont

Un pont trop léger

Un pont qu'on voulait fragile, une église où l'on a parlé politique au lieu de prier, et une ville qui a changé de pays plusieurs fois sans bouger d'un mètre.

Pour les grands · 1 heure 30 · Environ 1,3 kilomètre à plat, du pont de Carouge à la place du Rondeau, à travers le vieux Carouge. Le pont et le Rondeau voient passer trams et voitures : on reste sur les trottoirs. · départ : sur le trottoir du pont de Carouge, côté Carouge, 1227 Carouge

4 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 6

Carouge a été savoyarde, sarde, française, de nouveau sarde, puis genevoise, et tout cela se lit encore entre un pont et un rond-point. Tout se fait dehors, à pied et sans rien payer. Le musée de Carouge et l'église Sainte-Croix ont leurs horaires, et aucune étape n'oblige à entrer. Deux arrêts sur six n'ont rien à vérifier.

  1. Étape 1 · Sur le pont de Carouge

    Au XVIe siècle, ce pont sur l'Arve marque la frontière entre le duché de Savoie et Genève. On le construit alors volontairement léger, et on le reconstruit à des endroits différents au fil des siècles. Pourquoi deux voisins qui se méfient l'un de l'autre veulent-ils un pont fragile ?

    Un coup de pouce

    Imaginez une armée qui arrive de l'autre rive. Que préférez-vous avoir sous la main : un pont qu'on coupe en une nuit, ou un pont qui tiendra cent ans ?

  2. Étape 2 · Sur la place du Marché, devant l'église Sainte-Croix

    Entrez dans le vieux Carouge et rejoignez la place du Marché, à environ quatre cents mètres au sud du pont.

    En 1766, Carouge n'est qu'un hameau de quelques maisons. Il compte pourtant déjà trente-six établissements de vin. Pour qui, puisque les habitants ne sont qu'une poignée ?

    Un coup de pouce

    Repensez au pont : tout ce qui va vers Genève, ou en revient, passe par ici.

  3. Étape 3 · Toujours devant l'église Sainte-Croix

    Tournez-vous vers l'église qui borde la place.

    Le 2 octobre 1792, les troupes françaises entrent dans Carouge, qui devient française pour plus de vingt ans. Les pratiques religieuses sont suspendues et plusieurs rues changent de nom. Qu'est-ce qui se tient alors dans cette église, à la place de la messe ?

    Un coup de pouce

    Il fallait un endroit couvert où des centaines de citoyens puissent se réunir pour parler politique.

  4. Étape 4 · Dans la rue Jacques-Dalphin

    Rejoignez la rue Jacques-Dalphin, à une rue à l'ouest de la place : avec la rue Saint-Victor, c'est le long d'elle que la jeune ville a grandi en premier. Avancez de quelques maisons.

    Comptez les étages de trois maisons voisines, rez-de-chaussée compris. Combien de boutiques ou d'ateliers voyez-vous au niveau de la rue, et combien de lucarnes dans les toits ? Comparez avec un immeuble du centre de Genève dont vous vous souvenez.

    Un coup de pouce

    Les lucarnes sont les petites fenêtres plantées dans la pente du toit. Elles éclairent des combles aujourd'hui habités.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  5. Étape 5 · Au pied des Tours de Carouge

    Gagnez le boulevard des Promenades, à l'ouest du vieux Carouge, à environ deux cents mètres. Les tours sont de l'autre côté.

    En 1940, ce terrain est réservé à des immeubles de deux étages sur rez, comme le vieux Carouge. Les premiers projets échouent pourtant, et l'on finit par construire tout autre chose. Qu'est-ce qui coinçait, et qu'est-ce qui a débloqué la situation en 1957 ?

    Un coup de pouce

    Pensez en promoteur : combien de loyers tient un immeuble de trois niveaux, et combien en tient une tour ?

  6. Étape 6 · Devant le Monument des Communes réunies

    Descendez vers le sud jusqu'à la place du Rondeau, à environ quatre cents mètres. Le monument se regarde depuis l'espace piéton : les trams tournent tout autour.

    Ce monument de 1916, du sculpteur carougeois James Vibert, commémore l'entrée de Genève et des communes voisines dans la Suisse. Faites-en le tour. Que montre-t-il, et à qui a-t-il l'air de s'adresser : aux Genevois, aux Savoyards, ou aux passants ?

    Un coup de pouce

    La date du monument est un anniversaire : comptez cent ans en arrière, et repensez au pont de Carouge, rebaptisé à son tour bien plus tard.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Avant de choisir Carouge, où Turin a-t-il d'abord voulu détourner le commerce de Genève ?

  2. 2. En 1754, Genève et la Savoie échangent des terres le long de l'Arve, et Carouge devient sarde. Qui sort gagnant de l'échange ?

  3. 3. En 1789, la garnison de Carouge passe de 144 à 650 hommes. Comment entrent les Français, le 2 octobre 1792 ?

  4. 4. Comment s'appelait le pont de Carouge avant d'être rebaptisé en 1981 ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.