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refrain.
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Pierre Péquignat, né au village en 1669, qui a mené dix ans de révolte des paysans contre leur prince-évêque

Un buste posé trop tôt

Une lettre que personne n'a jamais retrouvée, un arbitre qui donne tort à celui qui l'a choisi, et un monument inauguré au pire moment possible.

Pour les grands · 1 heure · 600 mètres à plat, de la Pierre-Percée à la place de la Mairie, sur les trottoirs de la rue principale. Elle est aussi la route cantonale : on reste sur le trottoir. · départ : devant la Pierre-Percée, rue Pierre-Percée, à cinquante mètres de la rue Général-Comman, 2950 Courgenay

3 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 5

Un parcours gratuit, en extérieur, qui raconte la révolte des paysans d'Ajoie de 1730 à 1740. Il traverse le village par sa rue principale, qui est aussi la route de Porrentruy à Delémont : on marche sur le trottoir et on s'arrête à l'écart pour lire. Le buste est devant la Mairie, sur une place ouverte : rien à payer, rien à réserver. La gare de Courgenay est à deux cents mètres de l'arrivée. Deux arrêts sur cinq n'ont pas de bonne réponse écrite. Les chiffres du procès viennent d'un texte ancien publié par la commune, « À la mémoire de Pierre Péquignat » : ils sont attribués à ce texte, faute d'une seconde source qui les donne.

  1. Étape 1 · Devant la Pierre-Percée

    Au Moyen Âge, selon la commune, la mairie d'Alle tenait ici ses plaids, ses assemblées de justice, à l'ombre d'un tilleul. Or Alle est un autre village, à deux kilomètres au nord. Deux articles de Wikipédia, de leur côté, ne s'accordent pas sur ce que représentait Péquignat en 1730 : l'un dit « la grande commune d'Alle », l'autre « la mairie de Courgenay ». Avant d'aller plus loin, faites votre hypothèse : comment les deux peuvent-ils être à peu près vrais ?

    Un coup de pouce

    Demandez-vous si une « mairie » de l'Ancien Régime ressemblait à une mairie d'aujourd'hui, avec un village, un maire et un bâtiment.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  2. Étape 2 · Devant le buste, place de la Mairie

    Rejoignez la rue Général-Comman et suivez-la sur le trottoir vers l'est, vers le centre. À hauteur de la gare, elle prend le nom de rue Pierre-Péquignat. La Mairie est la grande maison blanche aux volets verts, sur la gauche, avec un buste sombre devant la façade. Environ 550 mètres.

    Lisez le socle. Sous le nom, trois mots disent la fonction qu'il avait reçue de ses voisins. Lesquels ?

    Un coup de pouce

    Le troisième mot est le nom de la région autour de Porrentruy.

  3. Étape 3 · Toujours devant le socle

    Restez devant le buste.

    Le socle porte la naissance et la mort de Péquignat, puis, sur la dernière ligne, une troisième date, sans jour. Laquelle ? Et que s'est-il passé en Ajoie quelques semaines plus tard ?

    Un coup de pouce

    Comptez les lignes gravées depuis le bas : la date cherchée est seule sur la sienne, avec un nom de mois.

  4. Étape 4 · Sur un banc de la place de la Mairie

    Asseyez-vous sur l'un des bancs de la place, face au buste.

    Les paysans réclamaient le respect d'une lettre de franchise accordée jadis par la comtesse Henriette de Montbéliard, que le peuple appelait « la bonne tante Arie ». Elle limitait l'impôt. Pourquoi ne pouvait-on pas tout simplement la relire et trancher ?

    Un coup de pouce

    Le problème n'était pas ce que disait la lettre, mais l'endroit où elle se trouvait.

  5. Étape 5 · De nouveau devant le buste

    Revenez au pied du socle.

    Le socle dit « mort pour la liberté ». La sentence de 1740, elle, le condamnait pour sédition et crime de lèse-majesté. Entre ces deux formules, il y a le même homme et les mêmes faits. Écrivez dans votre carnet trois mots à vous pour dire ce qu'il a fait, sans prendre parti ni pour le prince ni pour le socle.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Selon le texte publié par la commune, combien de questions Péquignat a-t-il dû affronter pendant son procès ?

  2. 2. Pour venir à bout du soulèvement, à qui le prince-évêque Jacques-Sigismond a-t-il demandé des troupes ?

  3. 3. Au début de l'affaire, l'évêque Jean-Conrad de Reinach a confié le différend à un arbitre. Qu'a décidé cet arbitre ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.