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La lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autre
refrain.
Tous les jeux de piste

Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné

Trois lettres par semaine

Une mère séparée de sa fille par toute la France, et qui répond à cette absence par l’écriture : jusqu’à trois lettres par semaine. Le village qu’elle a rendu célèbre tient dans sept cents mètres.

Pour les grands · 1 h 45 · environ 700 mètres dans le village de Grignan, à une trentaine de kilomètres de Montélimar : la voiture est nécessaire. Tout le parcours se fait dehors et gratuitement, la collégiale comprise ; seul le château est payant, 10 euros, ou 2 euros pour la seule visite extérieure · départ : la place Sévigné, à Grignan

5 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. La dernière n'en a pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 6

À LIRE AVANT DE PARTIR : ce parcours ne se joue pas à Montélimar mais à Grignan, à une trentaine de kilomètres, et il faut une voiture. Le village est en pente, les pavés sont irréguliers, la collégiale compte beaucoup de marches et n’est pas accessible en fauteuil. Elle ouvre de 10 h à 18 h. En 1669, Françoise-Marguerite de Sévigné épouse François de Castellane Adhémar, comte de Grignan. Quand son mari est nommé lieutenant général de Provence, elle quitte Paris. Sa mère, restée là-bas, lui écrit, et lui écrit encore, jusqu’à trois lettres par semaine. De cet éloignement est née l’une des correspondances les plus lues de la langue française, et la célébrité d’un village. Elle y est morte en 1696, pendant son troisième séjour. Ce parcours se lit autant qu’il se marche.

  1. Étape 1 · La place Sévigné

    Avant de lire quoi que ce soit : faites lentement le tour de la statue et déterminez de quel côté elle regarde. Puis cherchez ce qu’il y a dans cette direction. Notez si vous trouvez ce choix heureux ou non.

    Un coup de pouce

    Une statue assise ne regarde jamais au hasard : celui qui l’a posée a choisi pour elle. Demandez-vous ce qu’on a voulu qu’elle contemple.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  2. Étape 2 · La porte du Tricot

    Remontez vers la porte fortifiée qui enjambe la rue.

    Regardez la maçonnerie du bas, puis celle du haut, puis à nouveau celle du bas. Sont-elles du même chantier ? Décidez avant de lire la réponse.

    Un coup de pouce

    Cherchez une ligne horizontale où l’appareil change : la taille des pierres, la couleur, la régularité des joints.

  3. Étape 3 · Le lavoir du Mail

    Redescendez jusqu’à la place du Mail.

    Ce lavoir de 1840 est régulièrement comparé à un monument précis d’un parc royal. Regardez sa forme, ses seize colonnes doriques, son dôme plat surmonté d’une boule, et devinez lequel.

    Un coup de pouce

    Un bassin rond de six mètres, une colonnade, un dôme : ce vocabulaire-là n’est pas celui d’un lavoir de village, il est celui d’une fabrique de jardin.

  4. Étape 4 · La façade de la collégiale Saint-Sauveur

    Montez jusqu’à la collégiale, sous le château.

    Le portail n’est pas construit sur le modèle d’une église. Il reprend un type antique très précis, que la Renaissance italienne remet à la mode. Lequel ?

    Un coup de pouce

    Comptez les colonnes, regardez le fronton, et demandez-vous par où passait un général romain victorieux.

  5. Étape 5 · La tribune suspendue

    Entrez dans la collégiale, l’entrée est libre, et placez-vous dans la première travée.

    Sur le mur nord, une tribune est suspendue sur trompe, loin du sol et sans escalier visible depuis la nef. Elle ne mène nulle part, en apparence. Trouvez avec quoi elle communiquait.

    Un coup de pouce

    Demandez-vous qui, dans ce village, avait intérêt à entendre la messe sans être vu au milieu des autres.

  6. Étape 6 · Le toit qui n’en est pas un

    Ressortez, éloignez-vous de quelques pas et levez les yeux vers le haut de l’édifice.

    Ce qui coiffe cette collégiale n’est pas un toit de tuiles. Regardez la ligne du sommet, et dites ce que c’est.

    Un coup de pouce

    Cherchez une balustrade là où vous attendiez des tuiles. Elle a été ajoutée en 1680.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Quelle double autorisation a-t-il fallu pour coiffer la collégiale d’une couverture en terrasse ?

  2. 2. Combien de séjours la marquise de Sévigné a-t-elle faits au château de Grignan ?

  3. 3. Les sept gargouilles de la façade sud-est de la galerie du château datent de quand, et représentent quoi ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.