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La Face de Bellevarde, taillée pour les Jeux de 1992

Quatre courses, et une absente

En 1992, les Jeux olympiques ont posé presque tout le ski alpin masculin sur cette seule pente, au-dessus du village. Presque tout : une course sur cinq est allée se courir ailleurs, et c'est celle-là qui va nous occuper.

9 à 12 ans · 1 h 15 · 1,5 km dans le village jusqu'au pied de la face, qu'on regarde depuis le bas. Aucune remontée n'est nécessaire, en hiver comme en été. · départ : le centre du village

3 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 5

Un parcours qui lit une pente comme on lit un terrain de sport : sa hauteur, sa longueur, son mur, et ce qu'on peut y courir ou pas. Tout se fait depuis le bas, à pied, sans billet et sans neige obligatoire. En été la face est verte et se lit encore mieux, parce qu'on voit le relief que la neige efface.

  1. Étape 1 · Au centre du village

    Pour tracer la piste olympique française, on est allé chercher un Suisse, ancien champion olympique de descente. Trouve au moins une bonne raison de confier la piste d'un pays à quelqu'un de l'autre pays.

    Un coup de pouce

    Demande-toi qui, dans l'histoire, a le plus intérêt à ce que la piste soit bonne : celui qui la dessine, ou celui qui la paie ?

  2. Étape 2 · En vue de la face

    Marche jusqu'à voir la grande pente entière, du haut jusqu'en bas.

    Le passage le plus raide de cette face est donné à soixante et onze pour cent. Traduis ce chiffre : pour cent mètres parcourus le long de la pente, combien de mètres perd-on en hauteur ?

    Un coup de pouce

    Cent pour cent, ce serait descendre exactement autant qu'on avance. Autrement dit, un escalier.

  3. Étape 3 · Au pied de la face

    Approche-toi du bas de la pente et arrête-toi.

    Tends le bras vers le sommet de la face, puis vers l'horizon. Écarte les doigts et estime l'angle entre les deux. Note ton estimation avant de lire la suite.

    Un coup de pouce

    Un angle droit, c'est le coin d'une feuille de papier. Tu es forcément bien en dessous, même si ça n'en a pas l'air.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  4. Étape 4 · Toujours au pied de la face

    Reste sur place et lève les yeux vers le sommet.

    En 1992, il y avait cinq courses masculines de ski alpin. Quatre se sont disputées sur cette face, qui perd près de mille mètres de hauteur. La cinquième est partie dans une station voisine. Sachant qu'une de ces cinq courses tient sur deux cents mètres de dénivelé, devine laquelle n'avait rien à faire ici.

    Un coup de pouce

    Quatre de ces courses cherchent la vitesse. Une seule cherche autre chose, et elle a besoin de tout sauf de longueur.

  5. Étape 5 · Assis face à la pente

    Trouve un endroit où t'asseoir, dos au village.

    Compare cette face avec la montagne d'en face. Choisis laquelle des deux tu aurais proposée pour une descente olympique, et écris la raison en une phrase.

    Un coup de pouce

    Une descente a besoin de longueur, de régularité et de place pour s'arrêter. La pente la plus raide n'est presque jamais la meilleure.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Combien d'épreuves comptaient les Jeux d'Albertville, tous sports confondus ?

  2. 2. Sur les mille huit cent une personnes qui ont concouru en 1992, combien de femmes ?

Le mot de la fin

Cette face perd neuf cent cinquante-neuf mètres de hauteur sur deux mille neuf cent quatre-vingt-huit mètres de longueur. Calcule le rapport et écris-le en pourcentage arrondi.

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.