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refrain.
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Pierre Clérissy, potier du village, à qui la tradition prête le secret de l'émail blanc

Les rues qui portent des noms de faïenciers

Un graveur mort depuis quarante ans qui décore encore des plats, un four rallumé à trois dates différentes, un voyageur revenu d'Espagne avec des couleurs, et des noms de rue qui se rangent dans l'ordre.

9 à 12 ans · 1 heure 15 · Environ 700 mètres à pied, des parkings du bas jusqu'aux ruelles du nord du village, en montée douce puis par des ruelles en escalier. · départ : au bas de la calade Tempesta, à côté de l'aire de jeux et de pique-nique, au-dessus des parkings de l'avenue de Lérins, Moustiers-Sainte-Marie

6 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 8

Une marche gratuite, toute l'année, en suivant les plaques de rue. À Moustiers, une bonne partie des ruelles du haut portent le nom de ceux qui ont fait la faïence du village, du XVIIe siècle au XXe, et ce parcours les lit comme une frise du temps. Les ateliers et les boutiques de faïence du village sont des commerces : on regarde les vitrines, on n'entre que si l'on veut acheter. Le musée de la faïence, payant, n'est pas sur le trajet. Deux des huit haltes se règlent en regardant ou en dessinant, sans corrigé.

  1. Étape 1 · Au bas de la calade Tempesta

    Cette ruelle porte le nom d'Antonio Tempesta, graveur italien, mort à Rome en 1630. Or la faïence de Moustiers ne commence vraiment qu'après 1668. Pourtant, ses scènes de chasse se retrouvent peintes au centre des grands plats du village. Comment un homme mort depuis près de quarante ans a-t-il pu décorer des plats faits après lui ?

    Un coup de pouce

    Un graveur ne peint pas un seul tableau : il fait une plaque qui sert à imprimer la même image des centaines de fois.

  2. Étape 2 · Place Clérissy, devant la fontaine au portrait

    Montez par l'avenue de Lérins, passez devant la mairie, traversez la place du Couvert, puis prenez la rue de la Diane et la rue du Courtil jusqu'à la petite place Clérissy, avec sa fontaine et son lavoir couvert.

    Sur la fontaine, un portrait de bronze représente l'homme qui a donné son nom à la place. Autour de lui, des plaques reproduisent des décors de faïence de différentes époques. Approche-toi et décris ce que tu vois sur chacune : des animaux ? des fleurs ? des personnages bizarres ? un seul bleu, ou plusieurs couleurs ?

    Un coup de pouce

    Fais le tour de la fontaine sans grimper dessus. Il y a peut-être des décors des deux côtés du portrait.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  3. Étape 3 · Toujours place Clérissy

    Reste près de la fontaine.

    Ce portrait a été commandé par Marcel Provence, l'homme qui a relancé la faïence au XXe siècle. Mais en quelle année a-t-il rallumé le premier four ? Wikipédia dit 1925 sur une page et 1926 sur une autre, l'office de tourisme 1926, le musée 1928. Le musée ajoute une phrase : « En 1927, il ne restait plus aucun atelier de faïence en activité. » Avec cette phrase, quelles dates deviennent difficiles à croire ?

    Un coup de pouce

    Une phrase dit qu'en 1927 il n'y avait plus rien. Quelles dates tombent avant 1927 ?

  4. Étape 4 · Rue Fouque

    La rue Fouque part de la place Clérissy vers le nord, à quelques pas. Arrête-toi sous la plaque.

    Joseph Fouque rachète en 1783 la plus vieille fabrique du village et devient le plus grand faïencier de Moustiers. Sa fabrique est la dernière à tenir, jusqu'au milieu du XIXe siècle selon Wikipédia. Mais quand le tout dernier four s'éteint-il ? L'article Wikipédia sur le village dit 1873, le panneau dit 1875. Faut-il choisir ?

    Un coup de pouce

    Éteindre un four, fermer un atelier : est-ce forcément le même jour ?

  5. Étape 5 · Rue des Anciens-Fours

    Continue de quelques mètres : la rue des Anciens-Fours croise la rue Fouque.

    Les fours de faïence étaient ici. Pour faire de la faïence, il fallait trois choses, et le musée écrit que Moustiers les avait toutes en abondance. La première, c'est l'argile, la terre qu'on façonne. Quelles sont les deux autres ?

    Un coup de pouce

    L'une coule tout près, sous les ponts du village. L'autre pousse sur les pentes, et on la brûle.

  6. Étape 6 · Rue Olerys

    Prends vers l'ouest, par la rue de la Chabraire, jusqu'à la rue Olerys, à une soixantaine de mètres.

    Joseph Olérys, né à Marseille, apprend la faïence ici dans les années 1720. Puis il part dix ans en Espagne, diriger une manufacture à Alcora. Quand il revient, vers 1737, il apporte quelque chose qui change l'allure des plats de Moustiers, jusque-là peints presque tout en bleu. Quoi ?

    Un coup de pouce

    Pense à ce que tu as vu sur les plaques de la fontaine. Un plat tout bleu, et après ?

  7. Étape 7 · Rue des Frères-Ferrat

    La rue des Frères-Ferrat est juste à côté, à une vingtaine de mètres.

    Les Ferrat, potiers comme les Clérissy, ouvrent leur fabrique vers 1763. Parmi leurs décors, Wikipédia cite des Chinois dessinés d'après un artiste, Pillement, et un décor marin. Dans ton carnet, au crayon bleu, dessine en une minute le décor que tu peindrais au centre de ton propre plat, si tu étais faïencier ici.

    Un coup de pouce

    Un plat de Moustiers a souvent un sujet au centre et une bordure tout autour. Commence par la bordure.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  8. Étape 8 · Rue Jean-Bérain

    Redescends d'une vingtaine de mètres : la rue Jean-Bérain est la ruelle qui part juste au sud.

    Jean Bérain ne faisait pas de faïence : il dessinait des ornements pour le roi, et des recueils de ses dessins circulent à partir de 1710. Les peintres de Moustiers les ont copiés. Range maintenant dans l'ordre où ils sont entrés dans l'histoire de la faïence du village quatre noms de rue : Olérys, Clérissy, Ferrat, Bérain.

    Un coup de pouce

    Reprends les dates du parcours : 1679 pour le premier maître, 1710 pour les recueils, environ 1737 pour le retour d'Espagne, 1763 pour la dernière fabrique.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. De quelle ville d'Italie vient le mot faïence ?

  2. 2. Une faïence passe deux fois au four. Laquelle des deux cuissons est la plus chaude ?

  3. 3. À la fin du XVIIIe siècle, au plus fort de la faïence, combien d'ateliers fonctionnaient à Moustiers ?

  4. 4. Pourquoi la noblesse s'est-elle mise à manger dans de la faïence au temps de Clérissy ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.