Les écrivains qui ont habité ou fait étape dans les vieilles rues de Montfort, de la Révolution à 1900
Les poètes qui tordaient les règles
Un poète qui confie son métier à son frère pour écrire en paix, deux amis de prison que la gloire a échangés, un jeune homme qui fait étape en allant voir sa fiancée, deux poèmes sur les mêmes ruines, une invention que deux personnes revendiquent, et une fille de poète qui signe d'un nom d'homme.
9 à 12 ans · 1 heure 15 · Environ 700 mètres, presque à plat, dans les rues du centre. Rues étroites, voitures possibles. · départ : devant le 9 rue de la Treille, 78490 Montfort-l'Amaury
5 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.
Un parcours gratuit, dans la rue, devant des maisons où vivent aujourd'hui des gens : on regarde les façades depuis le trottoir, on lit à voix basse, on ne sonne pas. Les rues de la Treille, de Paris et de Dion sont étroites, avec des voitures : on s'arrête sur le côté. Prévoyez de quoi écrire, il y a un poème à faire. Aux arrêts 4 et 7, il n'y a pas de bonne réponse écrite d'avance.
Étape 1 · Devant le 9 rue de la Treille, la maison de la Reine-Blanche
En 1789, le poète Jean-Antoine Roucher habitait cette maison. Grâce à un poème qui avait plu, il avait obtenu une charge dans les impôts : receveur des gabelles. Mais il n'a jamais fait ce travail lui-même. Qui l'a fait à sa place, et pourquoi ?
Un coup de pouce
Cherche dans la famille : quelqu'un de très proche, qui portait le même nom.
Étape 2 · Toujours devant le 9 rue de la Treille
Sous la Terreur, Roucher est arrêté. En prison, il retrouve un autre poète, André Chénier. Les deux sont condamnés à mort ensemble, en 1794. De leur vivant, Roucher était bien plus célèbre que Chénier. Et aujourd'hui ?
Un coup de pouce
As-tu déjà entendu le nom de Roucher avant aujourd'hui ? Pose la même question à l'adulte pour Chénier.
Étape 3 · Toujours devant le 9 rue de la Treille
Plus tard, la maison est achetée par Mme Souillard, la mère d'un jeune poète, Adolphe de Saint-Valry, ami d'enfance de Victor Hugo. Hugo y séjourne souvent quand il va à Dreux, une ville à une trentaine de kilomètres à l'ouest. Qu'allait-il faire à Dreux ?
Un coup de pouce
Pense à une raison de cœur : qu'est-ce qui peut pousser un jeune homme à refaire souvent le même long voyage ?
Étape 4 · Rue de Paris, devant le numéro 45
Remontez la rue de la Treille jusqu'à la rue de Paris et prenez-la vers le nord, en vous éloignant de l'église. Le numéro 45 est à côté du 47, environ 150 mètres plus loin.
Ici se trouvait l'auberge de la Fleur de Lys, où Hugo est venu plusieurs fois avec sa famille. En 1825, il écrit un poème sur les ruines du château. À toi : écris quatre lignes sur ces ruines, en vers ou non. Ensuite, compte les syllabes de chacune. Sont-elles toutes de la même longueur ?
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Adulte : si l'enfant bloque, proposez de commencer par « Là-haut sur la butte » et de continuer.
Étape 5 · Rue de Dion, devant le numéro 2
Redescendez la rue de Paris jusqu'à l'église, et prenez la rue de Dion, qui longe l'église. Le numéro 2 est juste avant le 4. Environ 300 mètres.
Ici vécut Gustave Kahn, qui appela sa maison le Palais nomade, d'après son recueil Les Palais nomades. La Maison du tourisme le présente comme l'inventeur du vers libre, un vers sans nombre fixe de syllabes ni rime obligée. Wikipédia, elle, dit que « certains » le reconnaissent comme l'auteur du premier recueil en vers libres, en 1887, et qu'une poétesse, Marie Krysinska, publiait des vers libres dans des revues dès 1881 et en réclamait l'invention. Alors, qui a inventé le vers libre ?
Un coup de pouce
Compare les deux dates, puis demande-toi si un recueil et quelques poèmes dans un journal, c'est la même chose.
Étape 6 · Devant le 1 rue de la Moutière
Continuez la rue de Dion, puis la rue Pétau-de-Maulette jusqu'à la place Lebreton. La rue de la Moutière part de l'autre bout de la place ; le numéro 1 est le premier. Environ 200 mètres.
Cette maison a été habitée par le poète José Maria de Heredia, sa fille Marie et son gendre, le poète Henri de Régnier. Marie écrivait elle aussi, mais elle signait Gérard d'Houville. D'où vient ce nom ?
Un coup de pouce
Ce n'est pas un nom inventé : il était déjà dans la famille, du côté du père, deux générations plus haut.
Étape 7 · Toujours devant le 1 rue de la Moutière
Marie de Heredia avait un nom célèbre, celui de son père. Elle a pourtant choisi de signer d'un prénom d'homme, Gérard. Trouve au moins deux raisons qui ont pu la pousser, vers 1900, à ne pas signer de son vrai nom.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Adulte : pensez à la façon dont on lisait les livres de femmes à l'époque, et à ce que veut dire porter le nom d'un père très connu.
Le quiz, pour finir assis quelque part
1. Que percevait un receveur des gabelles ?
2. Qu'est-ce qu'un vers libre ?
3. Jacques de Lacretelle, qui a habité la maison de l'Horloge, rue de Paris, a reçu un prix pour son roman Silbermann en 1922. Lequel ?
Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.
D'où viennent les réponses
- Jean-Antoine Roucher, Wikipédia
- Adolphe de Saint-Valry, Wikipédia
- Montfort-l'Amaury, Wikipédia
- Vers libre, Wikipédia
- Gustave Kahn, Wikipédia
- Marie de Régnier, Wikipédia
- Jacques de Lacretelle, Wikipédia
- Gabelle, Wikipédia
- Randonnée culturelle, Maison du Tourisme et du Patrimoine (2025)
Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.