Le patois de Montvalezan, et Firmin Gaide qui l'a écrit
Moins de dix personnes le parlent encore
Pendant des siècles, on allait à l'école pour apprendre le français comme une langue étrangère. Aujourd'hui, moins de dix personnes parlent encore la langue de la maison.
Pour les grands · 1 h 30 · 2 km, entre les hameaux et le centre de la station. Faisable toute l'année, aucune remontée mécanique nécessaire. · départ : un hameau de Montvalezan, au choix
5 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. La dernière n'en a pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.
Une promenade sur une disparition en cours. Le patois de Montvalezan n'a jamais été écrit, et il s'éteint au rythme où s'éteint le monde agricole qui le portait. Le parcours suit ce basculement, du foin au téléski, et se termine sur une question sans réponse. Rien à réserver, rien à monter : cela se marche à pied.
Étape 1 · Dans un hameau
Ce parler local a été pendant des siècles la langue principale de la commune. Combien de personnes le parlent encore au village aujourd'hui, et combien le comprennent ?
Un coup de pouce
Les deux nombres tiennent sur les doigts, ou presque. Le second est le double du premier.
Étape 2 · Devant une ancienne école ou une mairie
Descendez vers le chef-lieu.
À l'époque, on allait à l'école pour y apprendre une langue étrangère, presque inconnue des habitants. Laquelle ?
Un coup de pouce
La réponse est celle que vous parlez en ce moment, et elle était ici la langue de l'extérieur.
Étape 3 · Sur un banc
Asseyez-vous quelque part au calme.
Ce patois a une particularité qui explique en grande partie sa fragilité. Laquelle ?
Un coup de pouce
Pensez à ce qui reste d'une langue quand la dernière personne qui la parle se tait.
Étape 4 · Toujours assis
Un habitant a consacré dix ans à écrire ce que personne n'avait jamais écrit. Qui, et quel animal illustre la couverture de son ouvrage ?
Un coup de pouce
C'est l'homme cité à la première étape. L'animal figure sur les armes de la Maison de Savoie.
Étape 5 · En marchant vers la station
Remontez vers La Rosière.
Voici un proverbe d'ici : « Oun pou pä avèr lo fin è l'êrba ». Traduisez-le mot à mot, puis donnez son équivalent en français courant.
Un coup de pouce
« Lo fin » n'est pas un adjectif : c'est le foin, l'herbe une fois coupée et séchée.
Étape 6 · Face aux remontées mécaniques
Placez-vous d'où vous voyez les pistes.
Dernière question, sans bonne réponse. Le premier téléski date de 1960, la ligne vers l'Italie de 1985. Écrivez ce qu'une langue perd quand disparaît le travail qui la portait.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
En 1960, une bande de jeunes skieurs installe le téléski de la Poletta. En 1985, le télésiège de Chardonnet et le téléski de Bellecombe ouvrent la ligne vers La Thuile.
Le quiz, pour finir assis quelque part
1. Combien de personnes parlent encore couramment le patois de Montvalezan ?
2. Que signifie « Tsêt' è tsïn, movê vijïn » ?
3. Quelle année marque le premier téléski de La Rosière ?
Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.
D'où viennent les réponses
- Office de tourisme de La Rosière, le patois savoyard de Montvalezan
- Office de tourisme de La Rosière, soixante ans d'histoire
Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.