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Les mariniers de la Vienne, leurs convois de bateaux, et les contrebandiers qui descendaient la rivière de nuit

Les mariniers de la Vienne

Des rues qui portent encore le nom de ports disparus, des bateaux qui baissaient la tête sous le pont, et du sel qui voyageait sans payer.

9 à 12 ans · 1 heure 15 · Environ 1,4 kilomètre, à plat, de la place du Vieux-Marché à la promenade des Docteurs-Mattrais, en longeant la rive droite de la Vienne. · départ : place du Vieux-Marché, 37500 Chinon

5 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 7

Jusqu'à l'arrivée du train, la Vienne était la grande route de Chinon. On remonte ici, d'ouest en est, la rive où accostaient les bateaux, en passant par les rues qui en gardent le souvenir. Les quais Charles-VII et Jeanne-d'Arc sont des routes : on reste sur le trottoir côté maisons, et on ne traverse qu'aux passages protégés. Tout est gratuit, dehors, en toute saison. Deux étapes laissent l'enfant observer sans réponse imposée.

  1. Étape 1 · Place du Vieux-Marché

    Le port du Vieux-Marché était sans doute le plus ancien de Chinon. Les bateaux descendaient la Vienne vers la Loire en se laissant porter par le courant. Mais pour remonter, contre le courant, sans moteur, comment faisaient-ils avancer leurs bateaux ?

    Un coup de pouce

    Pense à ce qui fait avancer un bateau sur la mer quand il n'a ni rames ni moteur.

  2. Étape 2 · À l'entrée de la rue de la Poterne

    Rejoins le quai et longe-le vers l'est, côté maisons, sur environ 350 mètres : la petite rue de la Poterne s'ouvre sur la gauche.

    Ici se trouvait un autre port, celui de la Poterne. Les bateaux voyageaient en convoi : une grande gabare devant, deux bateaux derrière, et un tout petit bateau, le bachot, qui partait en éclaireur. La Vienne est pleine de bancs de sable. À quoi servait le bachot ?

    Un coup de pouce

    Si le gros bateau s'échoue sur le sable, tout le convoi s'arrête. Qui doit passer devant pour éviter ça ?

  3. Étape 3 · À l'entrée de la rue du Grenier-à-Sel

    Poursuis sur le quai, toujours dans le même sens ; à cent pas environ, une petite rue piétonne porte un nom qui parle de sel.

    Autrefois, à Chinon, le sel coûtait très cher, à cause d'un lourd impôt. Juste au sud, dans le Poitou, on le payait beaucoup moins. Certains descendaient donc la Vienne de nuit, depuis Châtellerault, les bateaux chargés de sel du Poitou. Qu'étaient-ils en train de faire ?

    Un coup de pouce

    Faire passer une marchandise en cachette pour ne pas payer l'impôt, comment ça s'appelle ?

  4. Étape 4 · Au bout du pont, près de la statue de Rabelais

    Continue jusqu'au pont, à l'endroit où il touche la rive, et regarde ses arches depuis le trottoir du quai.

    Autrefois, sous le vieux pont, une seule arche était assez haute et assez large pour les bateaux : celle du milieu. Les gabares portaient de grands mâts pour leurs voiles. Que fallait-il faire de ces mâts pour passer dessous ?

    Un coup de pouce

    Un mât planté tout droit est plus haut que l'arche. Comment le rendre moins haut ?

  5. Étape 5 · Place du Général-de-Gaulle, devant la mairie

    Traverse le quai au passage protégé et entre sur la place, face à la mairie.

    Ici, c'était le port de la Halle : le roi Charles VII avait fait bâtir des halles là où se dresse aujourd'hui la mairie. Quand le vent tombait, les mariniers bloqués attendaient dans les auberges du bord de l'eau, à manger, boire et jouer aux cartes. Compte les cafés et les restaurants de la place aujourd'hui. Les mariniers auraient-ils trouvé de quoi patienter ?

    Un coup de pouce

    Adulte : comptez les terrasses, les enseignes et les menus affichés.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  6. Étape 6 · Devant la poste, quai Jeanne-d'Arc

    Repars vers l'est le long du quai Jeanne-d'Arc, côté maisons, sur environ 150 mètres, jusqu'à la poste.

    En face de la poste se trouvait le port Chardon. En 1869, des centaines de bateaux accostent encore chaque année à Chinon. Pourtant, le dernier chargement par la rivière part vers 1912. Quelle invention leur a pris le travail ?

    Un coup de pouce

    C'est arrivé à Chinon au XIXe siècle, ça roule sur des rails, et ça ne craint ni le calme plat ni les bancs de sable.

  7. Étape 7 · Sur la promenade des Docteurs-Mattrais

    Continue vers l'est jusqu'au bord de l'eau, au bas du Jardin anglais : la promenade longe la rivière. C'était le port de la Parerie.

    Regarde la rivière et l'île en face. Vois-tu des bancs de sable, des herbes au milieu de l'eau, des endroits où l'on aurait presque pied ? Dessine sur ton carnet le chemin que tu ferais suivre à une gabare pour passer sans s'échouer.

    Un coup de pouce

    Adulte : l'eau profonde est souvent plus sombre et plus lisse ; le sable affleure en taches claires.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Vers 1500, en dix ans, combien de naufrages la communauté des marchands a-t-elle indemnisés sur ses rivières ?

  2. 2. En 1430, qu'a supprimé le roi Charles VII pour aider les marchands de la Loire et de ses rivières ?

  3. 3. À Chinon, la Vienne coule vers l'ouest, vers la Loire. Le vent de galerne poussait les voiles pour remonter la rivière. D'où soufflait-il ?

Le mot de la fin

Remets dans l'ordre le convoi de bateaux, de l'avant à l'arrière, et écris son nom à côté de chacun : la gabare, le bachot, le tireau, le sous-tireau. Attention, l'un d'eux ne fait pas partie de la file.

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.