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refrain.
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Paul Valéry, poète né dans le port en 1871, et Jean Vilar, homme de théâtre né en 1912, voisins pour toujours au-dessus de la mer

Le toit tranquille

Un fort dont personne n'arrive à dater la naissance, un poème qui a rebaptisé le lieu qu'il décrivait, et deux vers gravés qui reviennent chez eux.

Pour les grands · 1 heure 15 · Environ 600 mètres, en montée régulière sur les pentes du mont Saint-Clair : rue Jean-Vilar, chemin du Cimetière-Marin, rue François-Desnoyer, puis les allées en escalier du cimetière. Peu de voitures, un trottoir par endroits seulement. · départ : devant l'entrée du théâtre de la Mer, promenade du Maréchal-Leclerc, au pied de la rue Jean-Vilar, Sète

4 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 6

Une marche lente et en montée, entre un ancien fort devenu théâtre et le cimetière qui a donné son titre au poème le plus connu de Paul Valéry. On ne paie rien et l'on reste dehors. Le théâtre de la Mer ne s'ouvre que pour les spectacles, l'été : on le regarde de l'extérieur. Le cimetière est ouvert tous les jours, avec des horaires d'été et d'hiver à vérifier sur le site de la ville ; c'est un lieu où l'on enterre encore, on y reste discret. Le musée Paul-Valéry, à l'arrivée, est payant et fermé le lundi : le jeu s'arrête à sa porte. Les allées du cimetière sont faites de marches et de pentes, impraticables en poussette. Emportez de quoi lire à voix haute : deux étapes s'appuient sur le texte du poème, que vous trouverez librement sur Wikisource.

  1. Étape 1 · Devant le théâtre de la Mer

    Ce théâtre en plein air est un ancien fort, le fort Saint-Pierre. Trois sources sérieuses donnent trois âges différents. La ville parle d'une fortification du XVIIe siècle, dressée « depuis plus de trois siècles ». L'article de Wikipédia sur Sète date sa construction de la fin 1710 et 1711. Celui sur le théâtre donne des travaux de 1743 à 1746. Un événement de l'été 1710, et un peu de calcul, permettent d'en écarter au moins deux. Lequel, et lesquelles ?

    Un coup de pouce

    On construit rarement une défense avant d'avoir eu peur. Qu'est-ce qui a fait peur à la ville cet été-là ?

  2. Étape 2 · Au belvédère de la rue Jean-Vilar

    Montez la rue Jean-Vilar sur une cinquantaine de mètres, jusqu'au point de vue qui domine la mer.

    Lisez à voix haute le premier vers du poème : « Ce toit tranquille, où marchent des colombes ». Valéry n'explique jamais ce qu'est ce toit. Regardez devant vous et proposez chacun votre lecture : qu'est-ce qui, d'ici, peut ressembler à un toit, et que pourraient être ces colombes qui y marchent ?

    Un coup de pouce

    Le second vers dit où se trouve ce toit : « entre les pins », « entre les tombes ». Le poète regardait depuis le cimetière, qui commence à côté de vous.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  3. Étape 3 · En haut de la rue Jean-Vilar

    Continuez à monter la rue Jean-Vilar jusqu'à son sommet, une centaine de mètres plus haut, et retournez-vous vers le port.

    Ce cimetière n'a pas été ouvert pour les gens de la ville, qui n'existait presque pas encore. Il a été créé vers 1680 pour enterrer une catégorie précise de morts. Regardez vers le port en contrebas : la réponse est sous vos yeux, longue de 650 mètres. Si les toits vous la cachent, elle est sur la carte, au bout du port, avec un phare à sa pointe.

    Un coup de pouce

    Le port a été fondé en 1666, la ville officiellement en 1673. Qui travaillait déjà ici, et dangereusement, avant même qu'il y ait des habitants ?

  4. Étape 4 · Devant le tombeau de Paul Valéry, dans la partie haute

    Prenez la rue François-Desnoyer, qui monte vers le musée, jusqu'à l'entrée haute du cimetière, à une centaine de mètres. Le tombeau est à une cinquantaine de pas de la grille, dans la partie haute.

    Le poète n'est pas enterré dans un caveau à son nom : il repose dans celui de son grand-père maternel, Giulio Grassi, consul d'Italie. Deux vers servent d'épitaphe. Lisez-les sur la tombe, puis cherchez-les dans le texte du poème que vous avez apporté. Dans quelle strophe se trouvent-ils ?

    Un coup de pouce

    Inutile d'aller loin dans le texte. Relisez le début, celui de la deuxième étape.

  5. Étape 5 · Dans une allée qui regarde le large

    Faites quelques pas dans les allées, sans quitter la partie haute.

    Quelque part dans ce cimetière repose aussi Jean Vilar, né à Sète en 1912. Il a créé un festival de théâtre dans une autre ville du Midi, puis dirigé le Théâtre national populaire. Le théâtre de la Mer, en bas, a porté son nom. Une question d'ordre : qu'est-ce qui est venu en premier, le festival de Vilar ou le théâtre aménagé dans le fort ?

    Un coup de pouce

    Le festival est né juste après la guerre. Le théâtre, à la fin des années cinquante.

  6. Étape 6 · Devant le musée Paul-Valéry

    Ressortez par la grille du haut et suivez la rue François-Desnoyer vers la droite, sur une centaine de mètres, jusqu'au musée.

    Pendant plus de deux siècles et demi, ce lieu s'est appelé le cimetière Saint-Charles. Le 7 août 1945, quelques jours après l'inhumation du poète, la ville lui a donné le nom qu'il porte aujourd'hui. Regardez le musée et le cimetière en contrebas, et discutez : connaissez-vous un autre lieu qui a pris le nom d'une œuvre écrite sur lui ? Que perd-on, que gagne-t-on, quand un endroit change de nom pour ressembler à son portrait ?

    Un coup de pouce

    Pensez à une rue, une plage ou un café qui porte le titre d'un livre, d'une chanson ou d'un film.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. En 1945, Paul Valéry était le favori pour le prix Nobel de littérature. Pourquoi ne l'a-t-il pas reçu ?

  2. 2. Combien de strophes de six vers compte Le Cimetière marin ?

  3. 3. Un vers des dernières strophes du poème est devenu célèbre jusqu'au Japon. Lequel ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.