Les soldats et les habitants de Wissembourg le 4 août 1870, jour de la première bataille de la guerre franco-prussienne
Huit heures vingt, place du Marché-aux-Choux
Une division envoyée pour cuire du pain, un obus tombé sur un marché, un nom qu'on n'arrive pas à écrire deux fois pareil, et trois chiffres qui ne s'accordent pas.
Pour les grands · 1 heure 15 · Environ 600 mètres à plat, de l'hôtel de ville à l'abbatiale en passant par la place du Marché-aux-Choux. · départ : devant l'hôtel de ville, place de la République, Wissembourg
4 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.
Le 4 août 1870, la guerre déclarée un peu plus de deux semaines plus tôt livre ici sa première vraie bataille. En sept heures, une petite division française est écrasée par un ennemi bien plus nombreux, et la ville est prise. Ce parcours suit la journée dans les rues où elle s'est jouée, en s'appuyant sur le récit publié par la ville et sur l'article de Wikipédia, qui ne racontent pas tout à fait la même chose. Les combats du Geisberg, sur les hauteurs au sud de la ville, ont leur propre circuit, décrit par la ville. Rien à payer, on n'entre nulle part. Certaines rues du trajet sont ouvertes aux voitures : on reste sur le trottoir.
Étape 1 · Devant l'hôtel de ville
Au début de la guerre, le commandement français avait d'abord fait évacuer Wissembourg, trop exposée à la frontière. Puis il a changé d'avis, et y a envoyé une division. Le général Ducrot écrit au général Douay ce qu'il attend de la ville, et ce n'est pas d'abord de la défendre. Qu'attendait-il, d'après sa lettre ?
Un coup de pouce
L'intendance militaire avait prévenu qu'elle ne pourrait pas ravitailler deux divisions si la ville n'était pas réoccupée.
Étape 2 · Place du Marché-aux-Choux
Quitte la place de la République vers le sud, sur environ cent cinquante mètres, jusqu'à la petite place du Marché-aux-Choux.
Le 4 août à 8 h 20, le premier obus de la bataille tombe ici, sur cette place. Il a été tiré depuis les hauteurs de Saint-Paul. Sans carte, en t'aidant de ce que tu sais de la ville, de quel côté se trouvaient les canons, et qui les servait ?
Un coup de pouce
Saint-Paul est le nom de l'un des quatre châteaux qui gardaient l'abbaye, le seul encore debout, dans le vignoble. La frontière est toute proche, au nord.
Étape 3 · Toujours place du Marché-aux-Choux
Plus tard dans la journée, un corps à corps se livre sur cette place, à la baïonnette, à un contre dix selon le récit de la ville. Le capitaine qui mène la charge y est mortellement blessé. Sur la même page de la ville, son nom est écrit Launay Onfrey, puis Launay Onfray, puis Launey-Onfrey. Laquelle choisirais-tu pour une plaque, et comment trancherais-tu ?
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Adulte : il n'y a pas de bonne réponse ici. Un registre militaire, un acte de décès ou une tombe trancheraient mieux qu'un récit. La tombe existe : il repose dans le cimetière de la ville, avec deux officiers des tirailleurs.
Étape 4 · En quittant la place du Marché-aux-Choux
Reste un instant sur la place.
Les soldats n'ont presque plus de munitions, mais ce ne sont pas eux qui arrêtent le combat dans la ville. Le récit de la ville dit que « le conseil municipal sort le drapeau blanc », à la demande de la population. Wikipédia écrit qu'à 14 heures, « le maire de Wissembourg fait hisser le drapeau blanc ». Les deux récits se contredisent-ils ?
Un coup de pouce
Qui dirige les séances du conseil municipal ? Et où siège-t-il ? Pense au bâtiment du premier arrêt.
Étape 5 · Devant l'ancien doyenné, aujourd'hui lieu d'exposition du musée
Remonte vers la place de la République, puis gagne l'abbatiale et la rue du Chapitre, à environ quatre cents mètres. L'adulte guide.
Pendant qu'on se bat dans la ville, le 1er régiment de tirailleurs algériens, les « turcos », tient une gare et une allée de peupliers, aux abords de la ville, contre un adversaire dix fois plus nombreux selon la ville. Trois cents d'entre eux se retranchent dans un enclos. Aujourd'hui, à l'endroit de ces combats, un équipement de la ville porte encore leur nom. Lequel ?
Un coup de pouce
Un lieu où l'on court aujourd'hui, là où l'on courait sous le feu en 1870.
Étape 6 · Toujours rue du Chapitre
Reste devant le bâtiment, et sors ton carnet.
Combien d'hommes avait Douay ? Wikipédia écrit : « ses 8 000 hommes », alors qu'une division en compte normalement 15 000. La ville écrit : « théoriquement près de 6 500 », dont « 5 200 participeront aux combats ». Avant de conclure que l'une des deux se trompe, cherche ce que chaque chiffre pourrait compter.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Adulte : la ville précise que la division est « renforcée d'une brigade légère de cavalerie », que deux bataillons sont détachés à Seltz et qu'un régiment part relever les troupes de Climbach. Avec ou sans la cavalerie, avant ou après les détachements, le compte change. Les trois chiffres peuvent être exacts à la fois.
Le quiz, pour finir assis quelque part
1. Du premier obus à la dernière reddition, combien d'heures se sont écoulées le 4 août 1870, selon le récit de la ville ?
2. Combien d'hommes la division Douay a-t-elle perdus ce jour-là, selon la ville ?
3. Où la bataille du 4 août 1870 a-t-elle eu lieu, par rapport aux combats précédents livrés à Wissembourg ?
Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.
D'où viennent les réponses
- Ville de Wissembourg, Circuit pédestre autour du Geisberg
- Wikipédia, Bataille de Wissembourg (1870)
- Wikipédia, Lignes de la Lauter
- Ville de Wissembourg, le musée Westercamp
- Office de tourisme de l'Alsace Verte, promenade des remparts
Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.