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La lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autre
refrain.
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Émile et Isaac Pereire, deux frères banquiers, et le quartier qu'ils ont fait dessiner au milieu des pins

Le pont qui n'enjambe pas de rivière

Une petite maison blanche sans murs, des rues qui refusent d'aller tout droit, des villas qui portent un nom comme des personnes, un pont au-dessus du vide, et une tour de fer qui cache son ancien métier.

6 à 8 ans · 1 heure 15 · Environ 1 kilomètre dans la Ville d'Hiver, avec des montées et des descentes douces, et une passerelle à traverser. · départ : place Alexander-Fleming, devant le kiosque, dans la Ville d'Hiver, Arcachon

6 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 8

Un parcours dans le quartier haut d'Arcachon, la Ville d'Hiver, où les rues sont étroites, tournantes et parfois sans trottoir. Les voitures y roulent doucement mais elles roulent : on marche sur le côté, en file, et on s'arrête sur le bord pour observer. Les villas sont des maisons habitées : on regarde depuis la rue, sans entrer dans les jardins ni sonner. La passerelle est haute mais bordée de rambardes ; on ne monte pas en haut de la tour, même quand elle est ouverte, c'est inutile pour le jeu. Toute l'année. Deux arrêts sur huit n'ont rien à vérifier.

  1. Étape 1 · Devant le kiosque de la place Alexander-Fleming

    Ce kiosque tout blanc a été installé en 1893. Il a un toit, mais pas de murs. Chaque dimanche d'hiver, à cette époque, il se passait quelque chose dessous. Quoi ?

    Un coup de pouce

    Un toit pour protéger de la pluie, et pas de murs pour que le son passe partout. Qui a besoin de ça, avec des instruments ?

  2. Étape 2 · Dans les allées qui montent de la place

    Prends l'allée qui monte vers le nord en partant de la place, en restant sur le bord.

    Regarde devant toi : la rue va-t-elle tout droit ? Dans ce quartier, presque aucune rue ne va tout droit, et ce n'est pas un hasard. On l'a construit pour des malades qui venaient guérir leurs poumons. Qu'est-ce que des rues qui tournent les empêchaient de prendre ?

    Un coup de pouce

    Les malades des poumons devaient respirer l'air de la forêt, mais sans prendre froid. Qu'est-ce qui donne froid, au bord de la mer ?

  3. Étape 3 · En marchant dans les allées, devant les villas

    Continue jusqu'à l'allée Faust, et longe-la doucement en regardant les maisons.

    Ici, les maisons ont un nom, comme les personnes, souvent écrit sur une plaque près de la porte ou du portail. Trouve trois noms, écris-les dans ton carnet. Puis devine : ce nom, c'est celui d'une personne, d'un endroit, ou d'autre chose ?

    Un coup de pouce

    Adulte : la plaque est souvent sur le pilier du portail ou en haut de la façade. Si vous n'en trouvez pas, inventez ensemble le nom de votre propre maison.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  4. Étape 4 · Devant la villa Toledo

    Au bout de l'allée Faust, rejoins l'allée du Moulin-Rouge et cherche le numéro 7.

    Cette villa s'appelle Toledo. C'est le nom d'une grande ville, écrit dans la langue du pays où elle se trouve. Les gens de ce pays-là disent « hola » pour dire bonjour. De quel pays s'agit-il ?

    Un coup de pouce

    C'est le pays juste de l'autre côté des montagnes, au sud de la France, où l'on mange des tapas.

  5. Étape 5 · Sur la passerelle Saint-Paul

    Reviens au début de l'allée Faust et prends le passage de l'Observatoire, qui mène à une passerelle de fer.

    Tu marches sur un pont. Mais regarde en bas, par-dessus la rambarde, sans te pencher : il n'y a pas de rivière. Qu'est-ce qui passe sous ce pont ?

    Un coup de pouce

    Écoute : tu entendras peut-être passer quelque chose qui a des roues.

  6. Étape 6 · Au pied de l'observatoire Sainte-Cécile

    Au bout de la passerelle, arrête-toi au pied de la tour de fer.

    Cette tour est faite de grands poteaux de fer tout droits, reliés par des croix. Fais-en le tour et compte seulement les grands poteaux qui montent du sol jusqu'en haut. Combien y en a-t-il ?

    Un coup de pouce

    Adulte : posez la main sur le premier, et faites le tour en touchant chacun du regard jusqu'à revenir au point de départ. Les barres en croix ne comptent pas.

  7. Étape 7 · Au pied de l'observatoire, devant la plaque

    Ces grands poteaux n'ont pas été fabriqués pour une tour. Ils ont d'abord été faits pour autre chose, de très long, sur quoi roulait l'invention qui a amené les malades à Arcachon. Qu'étaient-ils avant ?

    Un coup de pouce

    Les frères qui ont construit ce quartier possédaient des trains. Sur quoi roule un train ?

  8. Étape 8 · Sur l'allée Pasteur, sous la passerelle

    Continue le passage de l'Observatoire, qui redescend vers l'ouest, puis prends à gauche l'allée Pasteur, en restant sur le bord, jusqu'à passer sous la passerelle.

    Te voilà dans le creux entre les deux dunes. En 1865, un journal d'Arcachon l'appelait la vallée des émotions, à cause du vertige qu'on avait là-haut. Lève la tête vers la passerelle. Combien de grandes personnes faudrait-il empiler les unes sur les autres pour la toucher ? Devine, puis demande à l'adulte s'il est d'accord.

    Un coup de pouce

    Adulte : la passerelle est à une quinzaine de mètres ; un adulte mesure un peu plus d'un mètre et demi. Le calcul exact n'a aucune importance.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Pour qui a-t-on d'abord construit la Ville d'Hiver ?

  2. 2. Comment un journal de 1865 appelait-il le creux sous la passerelle ?

  3. 3. Que se passait-il le dimanche d'hiver sous le kiosque ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.