Johan Barthold Jongkind, un peintre venu de loin, qui a passé ses dernières années à La Côte
Le peintre au nom impossible
Un peintre qui arrive avec un nom que personne n'arrive à prononcer, des enfants qui lui en trouvent un autre, une rue qu'on regarde avec des yeux de peintre, et une église qui a perdu un morceau.
6 à 8 ans · 1 heure · 600 mètres, de la place Hector-Berlioz à la place Saint-André, par la rue de la République. Deux petites montées. · départ : devant la maison du tourisme, côté est de la place Hector-Berlioz, 38260 La Côte-Saint-André
4 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 3 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.
Un jeu gratuit, dehors, toute l'année. Jongkind a peint La Côte pendant plus de dix ans, et l'association qui garde sa mémoire a fait poser des pupitres de lecture, qu'on appelle des lutrins, là où il avait installé son chevalet : s'ils sont toujours là, ils montrent le tableau peint à cet endroit, mais le jeu ne dépend pas d'eux. La place Hector-Berlioz sert de parking et la rue de la République est passante : trottoir obligatoire, et l'on ne traverse qu'aux bandes blanches. Le crayon remplace la bonne réponse à trois des sept arrêts.
Étape 1 · Près de la maison du tourisme
En 1878, un peintre vient s'installer à La Côte. Il arrive d'un pays tout plat, plein de moulins à vent, de canaux et de champs de tulipes, au bord de la mer du Nord. Quel pays ?
Un coup de pouce
Son drapeau a trois bandes couchées : rouge, blanc et bleu, de haut en bas.
Étape 2 · Toujours sur la place
Jongkind, ce n'est pas facile à dire ! Les enfants du pays lui ont trouvé un surnom qui sonne presque pareil : « le père... », suivi du nom d'une fleur jaune du printemps qui ressemble à « Jongkind » quand on le dit vite. Quel était son surnom ?
Un coup de pouce
Répète « Jongkind » trois fois très vite.
Étape 3 · Au milieu de la place Hector-Berlioz
Avance sur le trottoir jusqu'à voir toute la place, avec la statue au milieu.
Du temps de Jongkind, cette place était une grande esplanade, où la ville faisait toutes ses grandes fêtes. Regarde-la aujourd'hui. Si Jongkind revenait, qu'est-ce qu'il peindrait ici ? Fais un petit croquis rapide, en deux minutes, comme lui : juste les grandes formes.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Adulte : un croquis, c'est un dessin rapide. Les détails ne comptent pas, seulement les formes.
Étape 4 · En bas de la rue Saint-André
Monte par la rue Bayard jusqu'à la rue de la République, prends-la vers la gauche, vers l'ouest, et continue jusqu'à la rue Saint-André, qui monte sur la droite. Arrête-toi au pied de la rue, d'où l'on voit l'église tout en haut.
Jongkind aimait cette rue, avec ses vieilles maisons et l'église tout au bout. Fais un cadre avec tes deux mains, pouces et index, et regarde la rue à travers. Bouge ton cadre jusqu'à ce que l'église soit bien au milieu. Voilà ton tableau : raconte ce que tu as mis dedans.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Adulte : faites-le aussi, et comparez vos deux cadres. Ils ne sont jamais pareils.
Étape 5 · Sur la place Saint-André
Grimpe la rue Saint-André : l'église t'attend en haut.
Quand Jongkind est arrivé, des paysans traversaient cette place avec leurs attelages. Un attelage, c'est une charrette, et devant elle, ce qui la tire. Qu'est-ce qui tirait les charrettes, à l'époque ?
Un coup de pouce
Ce n'est pas une machine. Ça mange du foin.
Étape 6 · Face au clocher
Recule sur la place jusqu'à voir tout le clocher.
En 1887, Jongkind peint cette place avec l'église. À l'époque, l'église avait aussi un campanile, une petite construction ouverte où pend une cloche. Depuis, on l'a démoli parce qu'on le trouvait dangereux. Dessine l'église telle que tu la vois aujourd'hui, puis ajoute le campanile disparu, là où tu crois qu'il était.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Adulte : comptez d'abord ensemble les étages du clocher, puis dessinez de bas en haut.
Étape 7 · Toujours sur la place
Jongkind aimait les bêtes autant que les gens. D'après l'association qui raconte sa vie, il se promenait souvent avec deux oiseaux : une tourterelle et une perdrix. L'un des deux est un cousin du pigeon, qui roucoule. Lequel ?
Un coup de pouce
Le mot « roucouler » s'entend presque dans son nom : tour-tour-elle.
Le quiz, pour finir assis quelque part
1. En 1873, comment Jongkind est-il arrivé pour la première fois dans la région ?
2. Qu'a-t-il surtout peint pendant ses années dans le Dauphiné ?
3. À Paris, une plaque sur sa maison se trompe sur Jongkind. Sur quoi ?
Le mot de la fin
Choisis ton plus beau croquis de la journée et donne-lui un titre, comme un vrai tableau : le nom du lieu, puis l'année.
Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.
D'où viennent les réponses
- Johan Barthold Jongkind, Wikipédia
- Jongkind en Dauphiné, association Dans les pas de Jongkind
- Les lutrins du circuit, association Dans les pas de Jongkind
Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.