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Les pompiers volontaires que le village s'est donnés après la catastrophe

Le mardi où le village a brûlé

Un été, presque tout le vieux village est parti en fumée. On cherche ce qui a survécu, ce qu'on a reconstruit, et ce qui a changé dans la façon de bâtir.

6 à 8 ans · 1 heure · 500 mètres à plat, sur les trottoirs du chemin de Saint-Jean, de la rue Saint-Ignace et de la rue Saint-Georges. · départ : devant l'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge, chemin de Saint-Jean, La Prairie

3 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 3 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 6

Une promenade dans les rues du Vieux-La Prairie, toute dehors et gratuite. Les rues sont étroites et les trottoirs aussi : on marche en file, et on s'arrête à l'écart pour regarder les maisons. On ne frappe à aucune porte, ce sont des maisons habitées. Trois étapes n'ont pas de bonne réponse écrite : on compte, on réfléchit, on cherche.

  1. Étape 1 · Devant l'église

    Le mardi 4 août 1846, un énorme incendie a détruit presque toutes les maisons du vieux village. Cette église existait déjà : on venait de la construire. Regarde-la bien. D'après toi, a-t-elle brûlé ce jour-là ?

    Un coup de pouce

    Les murs sont en pierre, et l'église est un peu à l'écart des maisons, au milieu d'un grand terrain.

  2. Étape 2 · Rue Saint-Ignace

    Descends le chemin de Saint-Jean vers le fleuve jusqu'à la rue Saint-Ignace, et tourne à gauche.

    Après le feu, il a fallu tout reconstruire, et vite. En descendant la rue, compte les maisons en pierre, les maisons en bois et les maisons en brique. Lesquelles sont les plus nombreuses ?

    Un coup de pouce

    Adulte : la brique est faite de petits blocs rouges ou orangés tous pareils, la pierre de gros blocs gris de tailles différentes. Une maison recouverte de planches ou de bardeaux compte comme du bois.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  3. Étape 3 · Au coin de la rue Saint-Georges

    Continue jusqu'au coin de la rue Saint-Georges et arrête-toi.

    Combien de bâtiments ont échappé au feu de 1846 ? La Ville répond « une vingtaine ». Un document du gouvernement répond « l'église et une dizaine d'immeubles ». Et la société d'histoire dit qu'on en a perdu 350. Personne ne ment. Comment peuvent-ils donner des nombres différents ?

    Un coup de pouce

    Adulte : il n'y a pas de bonne réponse écrite. Piste à proposer : compte-t-on seulement les maisons, ou aussi les granges, les hangars et les cabanons ? Et qui a compté, en 1846, dans la fumée ?

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  4. Étape 4 · Devant le Vieux-Marché

    Suis la rue Saint-Georges sur une soixantaine de mètres jusqu'au grand bâtiment de brique rouge, au coin de la rue Sainte-Marie.

    Ce bâtiment a été construit en 1863, dix-sept ans après le feu. C'était un marché, et c'était aussi la caserne des pompiers. Pour sortir très vite leurs pompes à incendie, les pompiers avaient besoin de quoi : de grandes portes, d'un escalier ou d'une cheminée ?

    Un coup de pouce

    Une pompe à incendie de l'époque était posée sur des roues, comme une charrette.

  5. Étape 5 · Toujours devant le Vieux-Marché

    Reste là.

    Le jour du grand feu, le village avait déjà des pompes à incendie. Pourtant, elles n'ont presque servi à rien. Pourquoi ?

    Un coup de pouce

    Pense à un vélo qu'on laisse dehors des années sans jamais le réparer. Le jour où on en a besoin, que se passe-t-il ?

  6. Étape 6 · Rue Saint-Georges, jusqu'à la rue Saint-Jacques

    Continue la rue Saint-Georges, sur le trottoir, jusqu'au prochain coin de rue.

    Une borne-fontaine, c'est le gros robinet de métal planté au bord du trottoir, où les pompiers branchent leurs tuyaux. Combien en vois-tu d'ici au coin de la rue ? Dessine celle que tu préfères.

    Un coup de pouce

    Adulte : on regarde sans toucher. Si vous n'en voyez aucune sur ce tronçon, cherchez la plus proche dans la rue voisine.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. D'où soupçonne-t-on que le feu de 1846 est parti ?

  2. 2. Après le second incendie, en 1901, quel matériau a-t-on utilisé de plus en plus pour les maisons ?

  3. 3. Qui est venu aider le village pendant le feu de 1846 ?

Le mot de la fin

Si tu devais protéger une maison du feu, qu'est-ce que tu choisirais parmi tout ce que tu as vu aujourd'hui ? Explique pourquoi à l'adulte.

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.