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Les marchands, les corporations et les sœurs de Sainte-Marthe, qui ont fait vivre la ville en vendant

Ce qu'on vendait sous le grand toit

Une halle qu'on dit la plus longue de France et qui n'est pas la plus grande, un incendie mesuré de deux façons, un clocher payé par un marchand de toile, et des religieuses qui faisaient concurrence aux pharmaciens.

Pour les grands · 1 heure 15 · 400 mètres à pied, à plat, de la place des Halles à la place Saint-Vincent-de-Paul, par le flanc de l'église et le pont Pasteur. · départ : au bout ouest de la halle, place des Halles, côté église, 01400 Châtillon-sur-Chalaronne

5 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 7

Un parcours pour adultes sur une ville de marché, et sur les chiffres qu'elle aligne pour se raconter. La halle, l'église et l'ancien hôpital tiennent dans un rayon de deux cents mètres ; tout se lit depuis la rue et sous la halle, sans entrer. Le samedi matin, c'est le marché : la halle est pleine, ce qui rend la lecture de la charpente plus difficile mais le sujet plus vivant. L'apothicairerie de l'ancien hôpital se visite à part, avec les musées municipaux, à leurs horaires. Le pont Pasteur est un pont de rue : on y reste sur le trottoir.

  1. Étape 1 · Au bout ouest de la halle

    L'article de Wikipédia sur la ville affirme que cette halle, avec ses 80,5 mètres sur 19, est « la plus longue de France », mais seulement « la deuxième en superficie ». Regardez-la dans sa longueur, puis dans sa largeur : comment une halle peut-elle être la plus longue sans être la plus grande ?

    Un coup de pouce

    Comparez un couloir et un salon de même surface : lequel est le plus long ?

  2. Étape 2 · Sous la halle, dans l'allée centrale

    Entrez sous la halle et remontez l'allée centrale.

    Comptez les piliers de chêne : une rangée d'abord, puis estimez le total. Notez votre chiffre avant de lire l'anecdote, puis comparez. Si vous ne tombez pas sur le même, demandez-vous ce que chacun a compté.

    Un coup de pouce

    Décidez d'avance si vous comptez les poteaux d'angle et ceux qui sont pris dans un mur ou un muret.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  3. Étape 3 · Toujours sous la halle, le regard vers le toit

    Arrêtez-vous au milieu de la halle et levez la tête.

    Les tuiles de verre posées en 1898 sont-elles encore là ? Cherchez dans le toit des points de lumière. Puis regardez la charpente : à quoi reconnaît-on, ou pas, les bois refaits après l'incendie de 1670 ?

    Un coup de pouce

    Cherchez des différences de teinte, de section ou de façon d'assembler les bois d'une travée à l'autre.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  4. Étape 4 · Au bout est de la halle

    Avancez jusqu'à l'autre bout de la halle.

    L'incendie de 1670 a détruit « le tiers des halles » selon Wikipédia, « les trois quarts » selon la mairie. Pour la reconstruction, on a taillé 18 piliers neufs, sur les 89 que compte la notice. Ce chiffre de 18 permet-il de trancher entre le tiers et les trois quarts ?

    Un coup de pouce

    Demandez-vous quelle partie d'un bâtiment en bois brûle la première, et laquelle tient le plus longtemps.

  5. Étape 5 · Le long du flanc de l'église, côté halle

    Sortez de la halle côté église et longez son flanc, en regardant le mur.

    Entre 1487 et 1500, grâce à la générosité d'un riche marchand de toile, Guillaume Peyrala, dit Rectori, l'église reçoit ses voûtes ; à partir de 1488, on lui élève un grand clocher de 30 mètres orné de 104 colonnettes. Ce clocher a disparu à la Révolution. Depuis la rue, qu'est-ce qui en reste ?

    Un coup de pouce

    Cherchez, dans un mur fait presque tout entier de brique, ce qui est en pierre et paraît trop massif pour une simple nef.

  6. Étape 6 · Devant l'ancien hôpital

    Gagnez la rue Pasteur par la rue Philibert-Collet, traversez la Chalaronne sur le pont Pasteur, et entrez sur la place Saint-Vincent-de-Paul.

    Derrière cette façade, l'apothicairerie conserve 120 pots de faïence de Meillonnas. Lisez ces trois phrases, toutes publiées par la ville ou par l'office de tourisme : la mairie écrit qu'en 1814, l'abbé Robin offre les boiseries et les 120 pots, payés 270 francs ; l'office de tourisme, que la collection a été réalisée en une fois et qu'elle est toujours complète ; la page des musées municipaux, que les pots datent des XVIIe et XVIIIe siècles. Laquelle ne tient pas avec les deux autres ?

    Un coup de pouce

    Une collection faite d'un seul coup ne peut avoir qu'une date.

  7. Étape 7 · Sur la place Saint-Vincent-de-Paul

    Restez sur la place, face à l'ancien hôpital.

    Les sœurs de Sainte-Marthe ne soignaient pas seulement les malades de l'hôpital : elles vendaient leurs remèdes aux habitants. En 1851, elles sont accusées d'« exercice illégal d'un art réglementé » : leurs confrères de la ville s'en offusquaient depuis un siècle, et l'un d'eux menace de porter plainte. Selon la mairie, comment les sœurs règlent-elles l'affaire ?

    Un coup de pouce

    Pensez à la solution la plus simple quand un concurrent vous menace d'un procès.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Selon l'article sur la ville, qui a construit la halle de 1440 ?

  2. 2. Au XVIIIe siècle, que venaient chercher à Châtillon les pourvoyeurs de Lyon, selon l'histoire de la ville ?

  3. 3. Pendant la Semaine sainte, à quoi servait la halle ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.