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refrain.
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Alphonse de Poitiers, qui vendit deux fois les mêmes libertés, et les accusés de 1942, qu'on avait fait venir pour porter une défaite

La ville qui jugeait

Une maison aux visages de terre cuite, une liberté payée deux fois, une chapelle de prince devenue tribunal, et un procès arrêté avant la fin.

Pour les grands · 1 heure 15 · 700 mètres à pied, à plat, le long de la rue de l'Hôtel-de-Ville puis jusqu'à la rue Valmy, de l'autre côté du boulevard. · départ : devant la maison des Consuls, rue de l'Hôtel-de-Ville, à quelques pas du carrefour avec la rue de l'Horloge, 63200 Riom

4 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 6

Une marche gratuite, dehors, sur la grande rue est-ouest de la vieille ville, celle des juges, des consuls et des intendants. La Sainte-Chapelle et l'ancienne prison ne se visitent qu'avec le Pays d'art et d'histoire, sur réservation et à certaines dates : le parcours reste dehors. Le jardin de la Sainte-Chapelle, lui, est ouvert au public en journée, avec des horaires qui changent selon la saison ; s'il est fermé, les étapes 4 et 5 se font devant son entrée, rue de l'Hôtel-de-Ville. On traverse un boulevard pour la dernière étape, au passage piéton. Le parcours parle de la Seconde Guerre mondiale, d'un procès politique et d'un ministre assassiné. Deux étapes sur six se jouent sans réponse attendue : on observe, on discute, on tranche.

  1. Étape 1 · Devant la maison des Consuls

    Riom a bien eu des consuls pour administrer la ville, à partir de 1270. Mais combien d'entre eux ont habité cette maison, bâtie vers 1530 ? Cherchez sur la façade ce qui a pu lui valoir son nom.

    Un coup de pouce

    Avant ceux de Riom, il y a eu d'autres consuls, beaucoup plus anciens, en toge. Cherchez des têtes.

  2. Étape 2 · Devant l'hôtel de ville

    Remontez la rue de l'Hôtel-de-Ville vers l'est, sur une soixantaine de mètres. La mairie est sur votre gauche, dans un ancien hôtel particulier.

    En 1249, Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis et seigneur de la Terre d'Auvergne, accorde aux Riomois une charte de libertés, contre de l'argent. En 1270, il leur en accorde une autre, encore contre de l'argent. Pourquoi les Riomois ont-ils payé deux fois ?

    Un coup de pouce

    Un texte signé ne sert à rien s'il n'est jamais appliqué. Et en 1249 comme en 1270, Alphonse prépare un long voyage armé.

  3. Étape 3 · Devant le musée Mandet

    Continuez vers l'est jusqu'à l'angle de la rue Chabrol. La grande demeure de pierre sombre est le musée Mandet.

    Deux textes datent cette demeure, l'ancien hôtel Dufraisse du Cheix. Le premier la dit bâtie en pierre de Volvic à partir de 1707 pour Annet Dufraisse, et terminée en 1709, l'année de sa mort. Le second, la chronologie de l'article de Wikipédia sur Riom, place sa construction en 1740. Regardez la façade et proposez une explication qui laisse les deux textes en paix.

    Un coup de pouce

    Une maison peut être bâtie, puis agrandie ou refaite par les héritiers. Et une famille peut donner son nom à plus d'une maison.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  4. Étape 4 · Dans le jardin de la Sainte-Chapelle

    Continuez jusqu'au bout de la rue, côté est. Le jardin ouvert au public donne accès à la chapelle, au milieu des bâtiments de la cour d'appel.

    Cette chapelle de pierre sombre est tout ce qui reste en place du palais que le duc Jean de Berry fit bâtir ici vers 1400. Pourtant, de la Révolution à 1851, on n'y disait plus la messe, et à partir de 1820 un plancher la coupait en deux étages. À quoi servait-elle alors ?

    Un coup de pouce

    Regardez les bâtiments qui entourent le jardin, et demandez-vous qui en est propriétaire.

  5. Étape 5 · Toujours dans le jardin, face au palais de justice

    Tournez-vous vers les grands bâtiments du palais de justice, construits au XIXe siècle à la place du palais ducal.

    En 1942, le régime de Vichy fait juger ici Léon Blum, Édouard Daladier, le général Gamelin et deux autres accusés, tenus pour responsables de la défaite de 1940. Le procès s'est arrêté sans jamais rendre de verdict. Pourquoi ?

    Un coup de pouce

    Demandez-vous qui, à l'audience, parlait le mieux, et qui, à Berlin, n'aimait pas ce qu'il entendait.

  6. Étape 6 · Devant l'ancienne maison d'arrêt

    Ressortez rue de l'Hôtel-de-Ville, traversez le boulevard au passage piéton et continuez vers l'est jusqu'à la rue Valmy, à moins de deux cents mètres.

    Cette prison bâtie au XIXe siècle a gardé, de janvier 1941 à juin 1944, un ancien ministre de l'Éducation nationale, Jean Zay. Regardez ses murs depuis la rue : notez trois détails qui disent, sans un mot écrit, qu'on n'en sort pas.

    Un coup de pouce

    Regardez la hauteur des murs, la taille des ouvertures, et ce qu'on voit, ou ne voit pas, de l'intérieur.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. En 1721, l'hôtel de Cériers, l'actuelle mairie, est acheté pour loger un personnage. Lequel ?

  2. 2. D'où la Sainte-Chapelle de Riom tire-t-elle son titre ?

  3. 3. En mai 1940, le stock d'eau lourde des physiciens français est mis à l'abri dans une cellule de la maison centrale de Riom. Combien de temps y reste-t-il ?

Le mot de la fin

Résumez en une phrase ce que ce parcours dit de Riom : une ville où l'on jugeait, ou une ville où l'on jugeait aussi les juges ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.