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Pierre-Guillaume Seron, né à Philippeville en 1772, jacobin toute sa vie, devenu bourgmestre de sa ville et député

Les plaques qui ont changé d'avis

Une ville qui a changé de nom pour une sentinelle, une porte qui donnait sur un pays, une princesse sur une plaque, un quartier au nom inquiétant, et de drôles de mariages qui n'en étaient pas.

9 à 12 ans · 1 heure 15 · 1,5 kilomètre sans pente, de la place d'Armes au sud de la ville, par des rues et des avenues ouvertes aux voitures. · départ : au milieu de la place d'Armes, près de l'ancien puits, B-5600 Philippeville

4 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 6

Une enquête gratuite en plein air, en lisant les plaques de rue de Philippeville comme des indices. On marche sur les trottoirs, on traverse aux passages piétons, et on s'arrête toujours pour lire une plaque, jamais en marchant au bord de la chaussée. Sur les six arrêts, deux se jouent sans bonne réponse écrite d'avance.

  1. Étape 1 · Au milieu de la place d'Armes

    En février 1794, en pleine Révolution française, la ville appartient à la France et perd son nom pendant quelques mois : elle s'appelle « Vedette républicaine ». Une vedette, à l'époque, c'est une sentinelle qui guette. Mais pourquoi les révolutionnaires ne voulaient-ils plus du nom Philippeville ?

    Un coup de pouce

    Demande-toi qui était le Philippe de Philippeville, et ce que la Révolution pensait des gens comme lui.

  2. Étape 2 · À l'entrée de la rue de France, près des Halles

    Quitte la place vers l'ouest, en longeant les Halles, et arrête-toi devant la première plaque de la rue de France.

    En août 1815, après un long siège, les soldats français qui défendaient la ville la quittent en rang, en passant sous une des portes des remparts. Cette porte portait le nom d'un pays. Lequel ? La plaque devant toi peut t'aider.

    Un coup de pouce

    Lis bien la plaque, puis demande-toi vers quel pays les soldats vaincus avaient envie de rentrer.

  3. Étape 3 · Rue Dauphine

    Reviens vers la place et cherche, au nord-ouest, la plaque de la rue Dauphine. Arrête-toi devant.

    Une dauphine n'a rien à voir avec un animal marin. À la cour des rois de France, ce titre désignait une personne bien précise. Qui ?

    Un coup de pouce

    Le dauphin était l'héritier du trône. Sa dauphine, c'est sa femme.

  4. Étape 4 · Rue du Quartier-Brûlé

    Continue vers l'ouest et le sud jusqu'à la plaque de la rue du Quartier-Brûlé.

    Quel nom inquiétant ! Invente en trois phrases l'histoire qui a pu donner son nom à ce quartier. Puis lis l'anecdote : ton histoire tient-elle encore debout ?

    Un coup de pouce

    Adulte : l'origine exacte du nom n'est pas donnée par les sources lues. On juge seulement si l'histoire inventée colle avec ce qu'on apprend ensuite.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  5. Étape 5 · Toujours rue du Quartier-Brûlé

    Tu es un révolutionnaire de 1794 chargé de rebaptiser cette rue. Choisis-lui un nouveau nom dans l'esprit de l'époque, et écris pourquoi. Puis l'adulte choisit le sien, et vous votez.

    Un coup de pouce

    Adulte : les révolutionnaires aimaient les vertus (Égalité, Surveillance), les héros du moment et les grands événements. Tous les noms défendus sont bons.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  6. Étape 6 · Avenue Pierre-Guillaume Seron

    Descends vers le sud, plan ou téléphone en main, jusqu'à l'avenue qui porte le nom de Seron, à une dizaine de minutes. Arrête-toi devant sa plaque.

    Seron, devenu responsable politique, a combattu une drôle de coutume de la région, apparue quand la ville était française : les « mariages anglais ». De jeunes hommes qui allaient bientôt être appelés à l'armée épousaient pour de faux de vieilles femmes, payées pour ça, sans jamais vivre avec elles. À quoi servait ce faux mariage ?

    Un coup de pouce

    Relis le début : de qui s'agit-il, et qu'allait-il leur arriver bientôt ?

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. En 1832, à la Chambre, Seron soutient une demande : qu'un monument tombe et disparaisse. Lequel ?

  2. 2. Une autre avenue de la ville porte le nom de Jérôme-Joseph de Momigny, né à Philippeville en 1762. Qui était-il ?

  3. 3. Et l'avenue de Saulieu, d'où vient son nom ?

Le mot de la fin

Une plaque de rue, est-ce un souvenir, une publicité ou une leçon ? Choisis un des noms vus aujourd'hui et défends ta réponse.

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.