Le seigneur de Bleury du début du XIXe siècle, dont le nom complet est resté écrit sur trois rues sans que personne ne le lise plus
La rive qui a collectionné les noms
De l'autre côté du pont Gouin, un village de roches, puis une ville de seigneur, puis une ville de héros, et enfin un quartier : le Vieux-Iberville se lit comme un palimpseste.
Pour les grands · 1 heure 30 · 1 kilomètre à plat, sur le trottoir de la 1re Rue et de petites rues résidentielles du Vieux-Iberville, plus la traversée du pont Gouin à pied si vous partez du Vieux-Saint-Jean. · départ : au pied du pont Gouin, côté Iberville, à l'entrée de la 5e Avenue, Saint-Jean-sur-Richelieu
5 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. La dernière n'en a pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.
Une promenade dans le Vieux-Iberville, dehors et gratuite, sur la rive est du Richelieu. On marche sur les trottoirs de rues résidentielles : le manoir Christie et les maisons du parcours sont des résidences privées, on les regarde depuis la rue ou depuis le parc, sans entrer sur les terrains. Les étapes se jouent en raisonnant sur des sources qui ne disent pas toutes la même chose ; deux n'ont pas de bonne réponse écrite. Le pont Gouin a des trottoirs des deux côtés, pour qui vient à pied du Vieux-Saint-Jean.
Étape 1 · Au pied du pont Gouin, côté Iberville
Avant d'avoir un nom de seigneur, cette rive avait un nom de paysage : les Mille-Roches. Les deux sources du musée qui le rapportent s'accordent sur l'image ; l'une précise même à quel moment de l'année les roches se montrent. Lequel, et pourquoi celui-là ?
Un coup de pouce
Pensez au cycle du Richelieu : crue du printemps, glace de l'hiver, et ce qui reste quand l'été a fait baisser l'eau.
Étape 2 · Sur la 1re Rue
Prenez la 1re Rue vers le nord, la rue qui longe la rivière.
Les rues numérotées d'ici avaient d'abord des noms. La 1re Rue était la rue Napier, la 2e la rue Christie, la 3e la rue Burton. Lisez ces trois noms d'affilée, dans l'ordre des rues, depuis la rivière. Qui est-ce ?
Un coup de pouce
Ce ne sont pas trois personnes. Le deuxième nom devrait vous rappeler celui de la ville d'alors.
Étape 3 · Plus loin sur la 1re Rue
Continuez sur la 1re Rue, vers le nord.
C'est sur cette rue Napier que la famille Farrar installe sa fabrique de poterie après le grand feu de Saint-Jean de 1876. Le musée de la ville écrit que les Farrar, arrivés vers 1840, introduisent au Canada « une première fabrique industrielle de céramique ». Avant d'y croire : qu'est-ce que ce superlatif mesure, et qu'est-ce qu'il laisse dehors ?
Un coup de pouce
Retirez un à un les mots de la phrase et regardez lequel, une fois enlevé, rend le record évidemment faux.
Étape 4 · Au parc Marguerite-Bourgeoys, face au manoir Christie
Entrez dans le parc Marguerite-Bourgeoys, un peu plus au nord, d'où l'on voit le manoir. Il s'agit d'une résidence privée : restez dans le parc.
Le manoir, construit entre 1835 et 1842 pour William Plenderleath Christie, est coiffé au centre d'un petit belvédère d'inspiration italienne. Combien de cheminées de brique l'encadrent sur le toit ?
Un coup de pouce
Le style géorgien adore la symétrie. Ce qui est à gauche du belvédère a forcément son double à droite.
Étape 5 · Devant l'ancienne église Trinity
Gagnez la rue McGinnis, à l'autre bout de la courte rue où se trouve le manoir.
En 1841, Christie fait bâtir à l'autre extrémité de la rue une église anglicane, un presbytère et un cimetière. Les fenêtres de l'église sont dites « en mitre ». Regardez leur sommet : en quoi diffère-t-il de l'arc brisé d'une cathédrale gothique ?
Un coup de pouce
Suivez du doigt, de loin, le contour du haut d'une fenêtre : est-ce que ça tourne, ou est-ce que ça casse ?
Étape 6 · Toujours rue McGinnis
Restez devant l'église.
Christieville devient Iberville, en l'honneur de Pierre Le Moyne d'Iberville, marin et explorateur de la Nouvelle-France. Le rallye du musée date le changement de 1858, la chronique du même musée de 1859. Et la ville était alors majoritairement protestante. Deux questions à débattre : comment le même musée peut-il donner deux années, et que dit ce choix de nom de la ville de 1858 ?
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Lisez bien les verbes : le rallye écrit que le maire Alexandre Dufresne « souhaite changer le nom » et qu'« on propose » Iberville ; la chronique écrit que le nom « s'impose ». Une proposition et une adoption ne tombent pas forcément la même année.
Le quiz, pour finir assis quelque part
1. Qu'est-ce qui met fin, selon le musée, à près d'un siècle de production de grès dans le Haut-Richelieu ?
2. Quel nom la ville fusionnée a-t-elle porté pendant ses quatre premiers mois, en 2001 ?
3. Pourquoi propose-t-on en 1978 le nom de Saint-Jean-sur-Richelieu ?
Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.
D'où viennent les réponses
- Musée du Haut-Richelieu, « 2001, le récit d'une fusion »
- Musée du Haut-Richelieu et Musée du Fort Saint-Jean, « L'histoire en mouvement : rallyes au cœur du patrimoine johannais »
- Lieux patrimoniaux du Canada, site du patrimoine de Saint-Jean-sur-Richelieu
- Lieux patrimoniaux du Canada, manoir William-Plenderleath-Christie
- Musée du Fort Saint-Jean, histoire
Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.