Un véhicule d'expédition polaire, arrivé dans les années cinquante
La première dameuse de France
Pour aplanir sa neige, Courchevel est allée chercher un engin fabriqué pour traverser des continents de glace. Personne en France n'avait encore eu cette idée, et celui qui l'a eue avait passé sa jeunesse à descendre des pentes, pas à les préparer.
9 à 12 ans · 1 h 15 · 1,5 km à pied, au bas des pistes de Courchevel 1850 et sur ses abords. Toute l'année, sans remontée mécanique. Aucune étape ne suppose qu'une dameuse soit visible. · départ : le bas des pistes de Courchevel 1850
Une étape a une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 4 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.
Ce parcours regarde une piste comme un ouvrage entretenu, et non comme un morceau de montagne. Aplanir la neige a l'air d'un détail d'intendance : c'est en réalité ce qui a permis à des gens qui skient mal de skier quand même, et Courchevel l'a fait avant tout le monde. Une expérience se fait avec un pied, sur de la terre ou du sable, et marche donc en toutes saisons.
Étape 1 · Au bas des pistes
Regarde la pente au-dessus de toi. L'hiver, elle est lisse et rayée ; l'été, elle est en herbe, en creux et en bosses. Écris ce qu'il faut faire à un terrain pareil pour qu'on puisse y descendre à trente à l'heure sans réfléchir.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Une pente de ski demande deux choses : quelque chose à enlever, et quelque chose à étaler. Cherche les deux.
Étape 2 · Face à une pente entretenue
Place-toi en bas d'une piste, de façon à la voir sur toute sa longueur.
Compare la pente entretenue avec ce qui pousse juste à côté. L'hiver, compare la neige aplanie et la neige laissée telle quelle ; l'été, compare l'herbe rase de la piste et l'herbe haute autour. Note deux différences dans chaque cas.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Regarde d'abord la surface, puis la limite : c'est souvent la frontière entre les deux qui est la plus parlante.
Étape 3 · Toujours face à la pente
Reste où tu es.
L'engin importé ici pour aplanir la neige ne venait pas du monde du ski. Il venait d'un métier où l'on roule des jours entiers sur de la neige profonde, très loin d'ici, et sans une seule route. Quel métier ?
Un coup de pouce
Cherche un endroit du monde où il n'y a ni village, ni route, ni saison chaude, et où l'on a pourtant besoin de véhicules.
Étape 4 · Sur un bout de terre meuble ou de sable
Cherche un endroit où le sol se marque : de la terre, du sable, de la neige fraîche.
Pose ton pied bien à plat et appuie de tout ton poids. Regarde le creux. Puis appuie du talon seul, au même endroit, avec le même poids. Compare les deux creux et explique pourquoi une machine qui roule sur la neige a des chenilles très larges.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Ton poids n'a pas changé entre les deux essais. Ce qui a changé, c'est la surface sur laquelle il s'est réparti.
Étape 5 · À un point de vue sur le domaine
Trouve un point de vue qui embrasse plusieurs pentes à la fois.
Dernière question, sans bonne réponse. Une montagne entretenue accueille beaucoup plus de monde, et cesse en partie d'être une montagne. Écris ce que tu en penses, en donnant un argument pour et un argument contre.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Pense d'abord à ceux qui ne skient pas très bien et à ce que ça leur ouvre. Pense ensuite à ce qu'on efface pour que ce soit possible.
Le quiz, pour finir assis quelque part
1. Qu'arrive-t-il à une piste de ski qu'on n'aplanit jamais ?
2. Qui dirigeait techniquement les pistes de Courchevel dans les années cinquante ?
Le mot de la fin
Explique en une phrase pourquoi un véhicule polaire convenait au travail de la neige.
Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.
D'où viennent les réponses
Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.