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Ami Argand, l'inventeur genevois d'une lampe, et Isaac-Ami Bordier-Marcet, qui a repris son atelier de Versoix et inventé encore plus que lui

La lampe et l'alambic

Une lampe qui a pris le nom d'un autre, onze mille réverbères à Paris, une machine à eau-de-vie qui roulait de village en village, et un gilet qu'on gonflait en soufflant dedans.

9 à 12 ans · 1 heure 15 · Environ 1 kilomètre à pied, du chemin Ami-Argand à la gare de Versoix, sur des trottoirs. On traverse la route de Suisse aux passages piétons, et on s'arrête toujours à l'écart des voitures. · départ : chemin Ami-Argand, devant l'école primaire Ami-Argand, 1290 Versoix

4 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 3 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 7

Tout se fait dehors, à pied et sans payer, toute l'année. On regarde depuis la rue, sans entrer dans l'école ni dans les maisons. Ce parcours raconte des inventions des XVIIIe et XIXe siècles : il ne reste presque rien à voir des ateliers, alors plusieurs arrêts font raisonner, dessiner ou compter. Le récit s'appuie sur l'association Patrimoine versoisien et sur Wikipédia, qui ne sont pas toujours d'accord : deux arrêts le disent. Trois arrêts sur sept n'attendent aucune bonne réponse écrite.

  1. Étape 1 · Chemin Ami-Argand, devant l'école

    Ce chemin porte le nom d'un savant genevois né en 1750. Avant lui, une lampe à huile brûlait une mèche pleine, comme une bougie : elle fumait beaucoup et éclairait peu. Argand a eu l'idée de faire passer l'air au milieu de la flamme, en plus de l'extérieur. Pour ça, quelle forme a-t-il donnée à sa mèche ?

    Un coup de pouce

    On appelle sa lampe une lampe « à double courant d'air ». Il faut bien que l'air passe quelque part au milieu.

  2. Étape 2 · Chemin Ami-Argand, un peu plus loin

    Avancez de quelques dizaines de mètres dans le chemin.

    La lampe d'Argand éclairait combien de fois plus qu'une bougie ? L'association de Versoix écrit « une demi-douzaine de bougies ». Wikipédia écrit « dix à douze fois » plus qu'une chandelle. Ces deux nombres ne sont pas pareils. Notez dans le carnet trois raisons qui pourraient expliquer qu'ils soient différents sans que personne mente.

    Un coup de pouce

    Est-ce qu'une bougie et une chandelle, c'est la même chose ? Et est-ce qu'il n'existe qu'un seul modèle de lampe d'Argand ?

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  3. Étape 3 · Chemin Ami-Argand, sous un lampadaire

    Arrêtez-vous sous le premier lampadaire que vous trouvez.

    Aujourd'hui, en France, on appelle encore « quinquet » une vieille lampe à huile. Antoine Quinquet était un pharmacien de Paris. Pourtant, c'est Argand qui avait inventé l'essentiel. Qu'est-ce que Quinquet y a ajouté, qui lui a suffi pour donner son nom à la lampe ?

    Un coup de pouce

    Regardez le haut d'une vieille lampe à pétrole dans un dessin ou un musée : au-dessus de la flamme, il y a un objet transparent.

  4. Étape 4 · Le long du chemin, en comptant les lampadaires

    Marchez jusqu'au bout du chemin, en comptant les lampadaires de chaque côté.

    Selon l'association, l'atelier d'Argand, en difficulté, est repris en 1787 par la famille Bordier, dont Isaac-Ami Bordier-Marcet ; Wikipédia, elle, place la reprise de la gestion en 1803. Lui se lance dans l'éclairage des rues. Selon l'association, on comptait à Paris en 1809 onze mille cinquante réverbères mis au point par lui. Combien de lampadaires avez-vous comptés dans ce chemin ? Combien de chemins comme celui-ci faudrait-il pour arriver à onze mille cinquante ?

    Un coup de pouce

    Divisez onze mille cinquante par votre nombre. Si vous en avez compté dix, il faudrait mille cent cinq chemins comme celui-ci.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  5. Étape 5 · Au bout du chemin Ami-Argand

    Restez au bout du chemin, à l'écart du passage.

    Bordier-Marcet a aussi imaginé un vêtement en tissu imperméable, à double fond, divisé en cases. Chaque case a un petit tuyau, avec un robinet, que le porteur met à sa bouche. Il le décrit en 1812 sous le nom de « plastron nautique ». À quoi servait-il ?

    Un coup de pouce

    Le mot nautique parle de l'eau. Et on souffle dedans, comme dans un ballon.

  6. Étape 6 · Devant la gare de Versoix

    Rejoignez la gare CFF de Versoix, environ 800 mètres plus au sud, sur les trottoirs, en traversant aux passages piétons. Arrêtez-vous sur le parvis, loin des quais.

    En 1804, les cerises sont mauvaises autour de Versoix et la distillerie de kirsch manque de fruits. Bordier-Marcet invente alors un alambic, l'appareil qui fabrique l'eau-de-vie, mais d'un genre nouveau. Pourquoi, d'après vous, a-t-il eu besoin de le poser sur un char à quatre roues ?

    Un coup de pouce

    Qu'est-ce qui coûte le moins cher : transporter une machine une fois, ou des tonnes de fruits écrasés à chaque récolte ?

  7. Étape 7 · Sur le parvis de la gare

    Installez-vous sur un banc ou à l'écart, près de la gare.

    Dessinez dans votre carnet l'invention de ce parcours que vous auriez voulu voir fonctionner : la lampe à mèche en tube, le réverbère, le plastron qu'on gonfle ou l'alambic sur roues. Ajoutez une flèche qui montre où passe l'air, ou l'eau, ou la vapeur.

    Un coup de pouce

    Pour l'alambic, le liquide chauffe dans une cuve, la vapeur monte, puis elle refroidit dans un tuyau et redevient liquide.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Quel lien de famille unit Argand et Bordier-Marcet ? Wikipédia dit « cousin par alliance », l'association de Versoix parle de « leur oncle ». Que faut-il en conclure ?

  2. 2. En 1783, Argand travaille à Paris avec Jacques-Étienne Montgolfier. Sur quoi ?

  3. 3. Le roi Louis XVI a offert de l'argent à Argand pour construire, à Mèze, en Languedoc, une très grande fabrique. De quoi ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.