Aller au contenu
La lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autre
refrain.
← Tous les jeux de piste

Les chanoines de la grande collégiale, les révolutionnaires qui l'ont vidée, et les Tourangeaux qui se sont disputés pendant des années sur ce qu'il fallait rebâtir

L'église qui a perdu son corps

Une place bâtie avec les pierres d'une église, une rue de marchands d'argent, une porte qui a disparu, une tour qui s'est effondrée à moitié, et une église neuve posée de travers.

9 à 12 ans · 1 heure · 500 mètres à plat, dans les rues piétonnes du Vieux-Tours, avec un aller et retour dans la rue des Halles, ouverte aux voitures, qu'on suit sur le trottoir. · départ : côté nord de la place Plumereau, Tours

5 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 7

Pas un ticket à acheter, pas un seuil à franchir. La rue des Halles est ouverte aux voitures : on y reste sur le trottoir, et l'on regarde les tours à l'arrêt, sans traverser en regardant en l'air. La basilique se regarde de la rue ; on peut y entrer, le jeu ne le demande pas. Le soir, la place Plumereau est pleine de terrasses : mieux vaut venir le matin ou l'après-midi. Trois arrêts sur sept n'ont rien à vérifier.

  1. Étape 1 · Côté nord de la place Plumereau

    Autrefois, sur ce côté de la place, se dressait une grande église, Saint-Pierre-le-Puellier. À la Révolution, elle a été vendue et en grande partie démolie. Ses pierres n'ont pourtant pas fait beaucoup de chemin. Où sont-elles passées ?

    Un coup de pouce

    Quand on démolit un bâtiment en pierre, la pierre coûte cher. Qu'en fait-on, si l'on doit construire juste à côté ?

  2. Étape 2 · À l'entrée de la rue du Change

    Traverse la place et prends la rue du Change, qui part vers le sud.

    Le nom de cette rue vient des gens qui y tenaient boutique au Moyen Âge, derrière des tables, avec des ateliers d'orfèvres autour. Ils ne vendaient ni pain, ni tissu. Quel était leur métier ?

    Un coup de pouce

    Relis le nom de la rue, et demande-toi ce qu'un voyageur doit faire de son argent quand il arrive dans un pays qui n'a pas la même monnaie.

  3. Étape 3 · Devant les numéros 5 et 8 de la rue du Change

    Avance de quelques pas et cherche les numéros 5 et 8.

    Ici même, entre le 5 et le 8, se dressait une porte fortifiée du XIe siècle, qui fermait la rue. Elle a été démolie après 1806, pour laisser mieux passer la circulation. Traverse la rue d'une façade à l'autre en comptant tes pas : c'est la largeur que la porte devait boucher. Dessine dans ton carnet à quoi elle pouvait ressembler.

    Un coup de pouce

    Pense à ce qu'il faut à une porte fortifiée : de quoi fermer, et de quoi voir arriver l'ennemi.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  4. Étape 4 · Au pied de la tour Charlemagne

    Au bout de la rue du Change, la grosse tour carrée est sur ta gauche, place de Châteauneuf.

    Cette tour était accrochée au bout d'un des bras d'une immense église. Sa moitié nord reposait sur ses propres fondations. Sa moitié sud, elle, était simplement posée sur les voûtes de l'église. Entre 1797 et 1803, l'église est démolie, et la tour reste seule. Le 26 mars 1928, une moitié s'effondre. Laquelle, et pourquoi ?

    Un coup de pouce

    Imagine un tabouret dont on retire deux pieds sur quatre. De quel côté tombe-t-il ?

  5. Étape 5 · Dans la rue des Halles, entre les deux tours

    Longe la rue des Halles vers l'ouest, sur le trottoir, jusqu'à la seconde tour.

    Cette rue a été percée presque dans l'axe de la nef de l'église disparue : tu marches à peu près là où se tenaient les fidèles. Regarde le sol : un pavage différent marque la place des anciens piliers. Combien de ces marques comptes-tu entre la tour Charlemagne et la seconde tour ? Note le nombre, et compte aussi tes pas.

    Un coup de pouce

    Cherche au sol des pavés qui ne ressemblent pas aux autres, rangés en ligne, et reste sur le trottoir pour les compter.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  6. Étape 6 · Au pied de la tour de l'Horloge

    Pendant qu'on démolissait l'église, on a gardé cette tour pour y installer une horloge. Mais à qui fallait-il donner l'heure, dans ce quartier, au point de sauver une tour entière ?

    Un coup de pouce

    La rue où tu te trouves s'appelle la rue des Halles. Qu'est-ce qu'on vend, dans une halle ?

  7. Étape 7 · Devant la basilique Saint-Martin

    Reviens vers la tour Charlemagne, puis descends la rue Descartes vers le sud jusqu'à la façade.

    Au XIXe siècle, les uns voulaient rebâtir une église aussi grande que l'ancienne, à la même place. Il aurait fallu supprimer la rue des Halles, une rue commerçante. La ville n'en voulait pas. On a appelé cette dispute « la guerre des basiliques ». Regarde sur ton plan dans quel sens est tournée cette église, et dans quel sens va la rue des Halles. Qu'est-ce que le compromis de 1884 a décidé ?

    Un coup de pouce

    Pose ton plan à plat, la rue des Halles dans le sens de la vraie rue, et regarde de quel côté s'ouvre la porte de l'église.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Pendant la Révolution, à quoi a servi la grande église, avant d'être démolie ?

  2. 2. En 1805, un projet de restauration sauve la tour Charlemagne de la démolition. Pour quelle raison ?

  3. 3. Qui porte encore aujourd'hui le titre de chanoine d'honneur de la basilique ?

  4. 4. La livre tournois, la monnaie frappée à Tours, a fait une belle carrière. Laquelle ?

Le mot de la fin

Tu es maire de Tours en 1884. Tu dois choisir entre une rue commerçante et une très grande église à rebâtir. Quel camp choisis-tu, et comment consoles-tu l'autre ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.