La porte Saint-Martin
La dernière porte d’une ville sans murs
Montélimar avait des remparts et des portes qu’on fermait le soir. Il n’en reste qu’une, bâtie en 1762, avec des feuilles de chêne, des feuilles de palmier et un blason effacé.
6 à 8 ans · 45 minutes, sans se presser · environ 400 mètres, tout à pied en zone piétonne, gratuit et ouvert tout le temps · départ : la porte Saint-Martin, en haut de la rue Pierre-Julien
2 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 4 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.
Tout se passe dehors, c’est gratuit et c’est ouvert tout le temps. Autrefois, Montélimar était entourée de remparts, avec des portes qu’on fermait la nuit. Au XIXe siècle, la ville a abattu ses murs. Il ne reste plus qu’une seule porte debout, la porte Saint-Martin, construite en 1762 et 1763. Elle ne ferme plus rien du tout : elle est toute seule au milieu de la ville. Aujourd’hui on va la lire comme un livre, puis descendre la grande rue pour chercher ce que les murs ont laissé derrière eux.
Étape 1 · Au pied de la porte Saint-Martin
Recule de quelques pas et regarde la porte en entier. Il y a une grande arche au milieu. Combien de petites portes a-t-on ajoutées à côté d’elle ?
Un coup de pouce
Une de chaque côté. On les appelle des guichets.
Étape 2 · Tout en haut de la porte
Sans bouger, lève la tête vers la partie haute.
Deux sortes de feuilles sont sculptées dans la pierre. L’une pousse dans les forêts d’ici. L’autre pousse dans les pays chauds. Lesquelles ?
Un coup de pouce
Les premières sont découpées en vagues. Les secondes s’ouvrent en éventail.
Étape 3 · Le cadre vide
Toujours en haut, cherche au milieu, entre les feuilles.
Il y a un cadre sculpté dans la pierre, qu’on appelle un cartouche. Il portait autrefois un blason. Regarde ce qu’il y a dedans aujourd’hui, et dessine-le.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Un cartouche vide se dessine aussi bien qu’un cartouche plein. Dessine ce que tu vois, même si c’est presque rien.
Étape 4 · Les pierres elles-mêmes
Approche-toi et pose la main à plat sur le mur.
Compte les rangées de gros blocs, de bas en haut, sur un seul côté de la porte. Et dis-moi : la pierre est-elle lisse ou rugueuse sous ta main ?
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Suis les joints avec le doigt : ce sont eux qui séparent les rangées.
Étape 5 · La grande rue piétonne
Passe sous la porte et descends la rue piétonne qui part de là.
En descendant, compte deux choses : le nombre de fontaines que tu croises, et le nombre de couleurs de façades différentes. Note les deux chiffres.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Les nuances voisines comptent pour une seule couleur, sinon on y passe la journée.
Étape 6 · Les arcades de la place du Marché
Continue jusqu’à la place du Marché.
Une galerie d’arcades borde la place. Marche dessous et compte les arcades d’un seul côté. Choisis ton côté et ne change pas en route, sinon on s’emmêle.
Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.Un coup de pouce
Compte les ouvertures, pas les piliers : il y a toujours un pilier de plus que d’arcades.
Le quiz, pour finir assis quelque part
1. En quelles années la porte Saint-Martin a-t-elle été construite ?
2. Qui en a dessiné les plans ?
3. Depuis quand la porte Saint-Martin est-elle protégée comme monument historique ?
Le mot de la fin
Pour finir : dessine la porte de ta ville à toi. Mets dedans ce que tu veux qu’on voie de loin, et n’oublie pas le cartouche au milieu.
Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.
D'où viennent les réponses
- Montélimar-Agglomération Tourisme, la porte Saint-Martin
- Base Mérimée, ministère de la Culture, porte Saint-Martin
- Base Mérimée, ministère de la Culture, galerie d’arcades
- Montélimar-Agglomération Tourisme, Montélimar
Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.