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Les gens de Belley qui ont aidé, en 1943 et 1944, les enfants juifs de la colonie d'Izieu, et quatre garçons qui étaient leurs élèves

« Ici, vous serez tranquilles »

Un bureau de l'administration où l'on a trouvé un toit, des papiers et de quoi manger, quatre pavés de laiton devant un lycée, un collège qui porte le nom d'une infirmière, et une question de date restée ouverte.

Pour les grands · 1 heure 15 · 1,3 kilomètre à pied, en ville, de la sous-préfecture au lycée du Bugey, puis au collège Sabine-Zlatin. · départ : devant la sous-préfecture, rue des Barons, 01300 Belley

5 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 7

Un parcours de mémoire, pour adultes et grands adolescents, sur ce que la ville de Belley a vu de la colonie d'enfants juifs installée à Izieu, au sud de Belley, de mai 1943 à la rafle du 6 avril 1944. On n'y joue pas : on lit, on cherche, on se demande comment les sources savent ce qu'elles disent. La maison d'Izieu elle-même se visite à part, en voiture ; ce parcours la prépare ou la prolonge. Les trois lieux sont des établissements publics en activité : on reste sur le trottoir, sans gêner les entrées, et l'on évite les heures de sortie des classes. Les pavés sont au ras du sol, devant l'entrée principale du lycée : on ne marche pas dessus. Toute l'année.

  1. Étape 1 · Devant la sous-préfecture

    Au printemps 1943, une infirmière de la Croix-Rouge, Sabine Zlatin, vient trouver le sous-préfet de Belley, Pierre-Marcel Wiltzer. Elle cherche un abri pour des enfants juifs qu'elle a fait sortir de l'Hérault. Il lui propose une maison isolée, à Izieu, et lui donne un nom officiel qui la fera exister dans les papiers de l'administration. À votre avis, qu'est-ce que ce nom devait dire, et surtout taire ?

    Un coup de pouce

    Une colonie de vacances, un département d'origine : rien que de très ordinaire dans un registre de 1943.

  2. Étape 2 · Toujours devant la sous-préfecture

    Restez sur le trottoir.

    Un toit ne suffit pas. En 1943, pour nourrir des dizaines d'enfants, il fallait un document que seule l'administration délivrait. Wiltzer est allé lui-même le chercher à Bourg-en-Bresse. Lequel ?

    Un coup de pouce

    Pensez à ce qu'on présentait chez le boulanger, pendant la guerre, en plus de l'argent.

  3. Étape 3 · Toujours devant la sous-préfecture

    Une dernière question ici, avant de partir.

    Le 6 avril 1944, la Gestapo de Lyon, sous les ordres de Klaus Barbie, arrête à Izieu quarante-quatre enfants et sept adultes. Ce matin-là, Wiltzer était-il encore le sous-préfet de Belley ?

    Un coup de pouce

    Un fonctionnaire de l'État ne choisit pas son poste, ni la date de son départ.

  4. Étape 4 · Devant l'entrée principale du lycée du Bugey

    Rejoignez le lycée du Bugey, à environ cinq cents mètres au nord, par la rue du 5e-RTM. Les pavés sont scellés dans le sol devant l'entrée principale.

    Quatre carrés de laiton, de la taille d'une main. Lisez-les l'un après l'autre, sans vous presser : les prénoms, les noms, les années, les lieux. Notez les premiers mots de l'inscription : ils disent pourquoi ces pavés sont ici, et pas devant une maison.

    Un coup de pouce

    D'ordinaire, ces pavés se posent devant le dernier domicile choisi par la personne. Ici, l'inscription commence par une formule qui parle d'école.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  5. Étape 5 · Toujours devant les pavés

    Restez sur place.

    Marcel Bulka, Henri Goldberg, Maurice Gerenstein et Max Balsam étaient pensionnaires ici, en 1943 et 1944, pendant que leurs frères et sœur plus jeunes vivaient à la maison d'Izieu. Le 6 avril 1944, ils n'étaient pas en classe à Belley, mais là-bas. Pourquoi ?

    Un coup de pouce

    Regardez la date dans le calendrier scolaire : début avril.

  6. Étape 6 · Toujours devant les pavés

    Une dernière lecture.

    Relisez l'année de naissance gravée sur le pavé de Marcel Bulka. La liste des Stolpersteine tenue sur Wikipédia en allemand, qui s'appuie sur la base des victimes de Yad Vashem, le donne né le 29 septembre 1930 à Kalisz, en Pologne, et signale que l'année du pavé est fausse. Que lisez-vous, et que faire d'un tel écart sur un monument ?

    Un coup de pouce

    Il n'y a pas de bonne réponse écrite. Une piste : un monument est un acte de mémoire posé à une date, avec les sources de cette date ; il ne remplace pas les registres, et les registres ne l'effacent pas.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  7. Étape 7 · Devant le collège Sabine-Zlatin

    Gagnez le collège Sabine-Zlatin, à l'est de la ville, par les rues du 5e-RTM et Guillaume-Gianinetto : comptez une dizaine de minutes.

    Le collège qui accueille aujourd'hui les enfants d'Izieu porte depuis 2017 le nom de la femme qui avait ouvert la maison. Le 6 avril 1944, elle n'y était pas. Où était-elle, et pourquoi ?

    Un coup de pouce

    Elle était repartie vers le département d'où venaient les enfants, celui du nom officiel de la colonie.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Combien d'enfants la maison d'Izieu a-t-elle abrités en tout, de mai 1943 au 6 avril 1944 ?

  2. 2. Comment Marie-Antoinette Cojean a-t-elle annoncé la rafle à Sabine Zlatin ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.