Aller au contenu
La lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autre
refrain.
← Tous les jeux de piste

Les deux trains qui se sont arrêtés ici en octobre 1940, et la petite ville qui n'avait rien demandé

Deux trains en octobre

Trois gares sur une liste, un tunnel à quatre kilomètres, deux dates qui ne tombent pas d'accord, une phrase qui se retourne contre celui qui l'a dite, et un musée qui a porté trois noms.

Pour les grands · 1 heure 15 · Environ 800 mètres de la place Clemenceau à la gare historique, avenue de la République, puis le retour. En ville, sur les trottoirs. · départ : au milieu de la place Clemenceau, Montoire-sur-le-Loir

5 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 7

Un parcours grave, pour adultes et grands adolescents, sur l'entrevue du 24 octobre 1940 entre Philippe Pétain et Adolf Hitler, et sur celle qui l'a précédée. Il se fait dehors et gratuitement. La gare abrite un musée associatif, avec ses propres horaires et un billet : libre à chacun de le visiter ensuite ; le parcours, lui, se contente de l'avenue. On marche en ville, sur les trottoirs. Deux étapes demandent d'observer ou de débattre, sans réponse écrite d'avance.

  1. Étape 1 · Au milieu de la place Clemenceau

    Pour la rencontre, trois gares du Loir-et-Cher avaient été retenues : Montrichard, Saint-Aignan et Montoire. Les deux premières étaient sur la ligne de Vierzon à Saint-Pierre-des-Corps. Selon Wikipédia, Montoire l'a emporté pour sa proximité avec la grande ligne de Paris à Hendaye, et pour une raison qui la distinguait des deux autres. Regardez où vous êtes, en plein centre, puis pensez à ce qu'il faut à un chef d'État en guerre. Quelle était cette raison ?

    Un coup de pouce

    Une foule, des fenêtres, des toits voisins : c'est ce que craint le service de sécurité d'un chef d'État.

  2. Étape 2 · En chemin vers la gare

    Prenez la direction de la gare, vers le nord-est, jusqu'à l'avenue de la République, à dix bonnes minutes de marche. Arrêtez-vous en route, à l'écart.

    Une autre raison pesait dans le choix : à moins de quatre kilomètres d'ici, la voie ferrée passe dans le tunnel de Saint-Rimay, long de 550 mètres, sous une trentaine de mètres de rocher. Pourquoi ce tunnel comptait-il pour un train d'État en 1940 ?

    Un coup de pouce

    En octobre 1940, la bataille d'Angleterre se livre encore dans le ciel. D'où vient la menace ?

  3. Étape 3 · Devant la gare historique

    Continuez jusqu'au bâtiment de la gare.

    Deux jours avant Pétain, Hitler a reçu ici Pierre Laval. Mais à quelle date ? Vendôme Tourisme écrit le 22 octobre, Wikipédia aussi, « deux jours auparavant ». Le site de la ville écrit le 20. Sachant que Hitler était à Hendaye le 23 et de retour à Montoire le 24, quelle date tient le mieux, et pourquoi ?

    Un coup de pouce

    Tracez le voyage du train sur trois jours, de Paris à la frontière espagnole et retour. Où est-il le 22 ?

  4. Étape 4 · Devant la gare, côté avenue

    Reculez de quelques pas pour voir le bâtiment et ses alentours.

    En 1940, la gare a été choisie parce qu'elle était isolée, sans maisons proches. Regardez autour de vous aujourd'hui : combien de maisons, de rues, de bâtiments voyez-vous depuis la gare ? La gare serait-elle encore choisie pour la même raison ?

    Un coup de pouce

    Comptez les toits que vous voyez sans bouger, puis comparez avec la maquette du musée si vous y entrez ensuite.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  5. Étape 5 · Toujours devant la gare

    Restez devant le bâtiment.

    Le 30 octobre 1940, à la radio, Pétain annonce : « J'entre dans la voie de la collaboration ». Dans le même discours, une autre phrase s'est révélée exacte, mais pas comme il l'entendait : « C'est moi seul que l'histoire ... ». Quel est le dernier mot ?

    Un coup de pouce

    C'est ce que fait un tribunal à la fin d'un procès.

  6. Étape 6 · Devant la gare, face au quai

    Placez-vous là d'où l'on aperçoit les voies, sans y descendre.

    Dans la mémoire collective française, la photographie de la poignée de main de Montoire s'oppose à une autre image, prise à Londres. Laquelle ?

    Un coup de pouce

    Un micro, un uniforme, et un appel lancé quatre mois plus tôt.

  7. Étape 7 · Devant la gare, pour finir

    Le musée de la gare s'est d'abord appelé « musée des rencontres », puis « musée de la poignée de main », et porte aujourd'hui le nom de « gare historique ». Discutez entre vous : que dit chacun de ces noms de la façon dont on veut se souvenir ? Lequel choisiriez-vous ?

    Un coup de pouce

    Demandez-vous à chaque fois sur quoi le nom met l'accent : la rencontre, le geste, ou le lieu.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Après Montoire, quel geste symbolique l'Allemagne a-t-elle consenti à la France ?

  2. 2. Qu'est devenu le quartier général W3, préparé près du tunnel de Saint-Rimay ?

  3. 3. Qui a dit, en 1947, que Montoire était « la plus grande défaite de toute la politique allemande vis à vis de la France » ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.