Aller au contenu
La lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autre
refrain.
← Tous les jeux de piste

Les Fécampoises des usines, des ateliers et des quartiers du port, et Léon Dufour, médecin installé quai Bérigny en 1881, qui a voulu sauver leurs bébés

Elles ne partaient pas à Terre-Neuve

Pendant que les hommes pêchaient à l'autre bout de l'océan, la ville tournait avec les femmes. Un quai où un médecin compte les berceaux vides, un mot de métier qui a trois sens, un pavé de laiton dans un trottoir, et une rue où l'on préparait chaque matin des paniers de biberons.

Pour les grands · 1 heure 30 · Un peu plus d'un kilomètre de marche, sans vraie côte : du quai Bérigny à la rue des Prés, puis au Petit Parc, à la rue de l'Aumône et à la rue du Précieux-Sang. · départ : quai Bérigny, à hauteur du numéro 65, face au port, Fécamp

6 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 8

Une marche en ville, gratuite, qui raconte Fécamp du côté de celles qui restaient à terre : ouvrières, mères, filetières, et une Fécampoise déportée et morte en 1943. Le quai Bérigny voit passer beaucoup de voitures : on garde le trottoir des façades. Une étape s'arrête devant un pavé de mémoire, posé dans le trottoir pour cette Fécampoise : on s'y tient sans gêner le passage, et on le lit. Le Petit Parc est un jardin public de la ville, avec une aire de jeux. Les collections du docteur Dufour, dont des biberons de l'Antiquité à nos jours, sont exposées au musée des Pêcheries, sur le port : le parcours n'y entre pas, mais il y mène bien. Deux étapes n'ont pas de réponse arrêtée.

  1. Étape 1 · Quai Bérigny, à hauteur du numéro 65

    Le 29 novembre 1881, un jeune médecin, Léon Dufour, s'installe ici, au 65 du quai Bérigny, devant ce que l'office de tourisme appelle la forêt de mâts du port. Il constate vite que les bébés meurent bien plus dans le quartier maritime que dans le centre-ville. Avant de lire la réponse, proposez deux causes possibles, en pensant à la façon dont on vivait ici.

    Un coup de pouce

    Pensez à ce qu'on débarquait et à ce qu'on vidait sur ces quais, et à ce qui restait entre les pavés.

  2. Étape 2 · Toujours quai Bérigny

    Restez face au port.

    Dans le pays de Caux, le lait de vache coule à flots, et selon l'office de tourisme plus de la moitié des mères, ici, n'allaitent plus. Elles donnent au biberon du lait de vache, qui ne convient pas aux nouveau-nés. Pourquoi tant de mères y renoncent-elles, dans une ville de marins ?

    Un coup de pouce

    Demandez-vous qui faisait tourner les ateliers de la ville pendant les six mois de campagne.

  3. Étape 3 · Toujours quai Bérigny

    Tournez-vous vers le musée des Pêcheries, au bout du quai, vers la mer.

    Au musée des Pêcheries, ancienne sécherie de morue devenue saurisserie dans les années 1960, on visite avec un guide le vestiaire des anciennes « filetières ». Or le Wiktionnaire donne à ce mot deux sens : fabricante de filets, ou ouvrière qui fabrique du fil de lin. Et Wikipédia parle d'un film de 1984 sur « les filetières » d'une saurisserie de Fécamp. Que faisaient, à votre avis, les filetières de ce vestiaire, et que dit ce mot de la ville ?

    Un coup de pouce

    Demandez-vous ce qu'une ouvrière d'une fabrique de hareng fumé pouvait bien préparer, et quel autre sens du mot « filet » existe en cuisine.

  4. Étape 4 · Rue des Prés, devant le pavé de mémoire de Bella Pochez

    Remontez du port vers le centre, environ 400 mètres, jusqu'à la rue des Prés. Cherchez au sol, dans le trottoir, un petit pavé de laiton.

    Lisez le pavé, en entier. Notez les dates qu'il donne, et les lieux. Puis lisez ce qu'en dit Wikipédia, ci-dessous, et notez ce que chacun des deux dit que l'autre ne dit pas.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  5. Étape 5 · Au Petit Parc, devant le monument de Léon Dufour

    Continuez vers le sud, environ 400 mètres, jusqu'au Petit Parc, jardin public de la ville, près de la rue Paul-Vasselin.

    Ce jardin abrite un monument à Léon Dufour, et tout près, le monument aux marins péris en mer, de 1904. Observez comment on a choisi de représenter le médecin, et ce qui l'accompagne. Puis demandez-vous ce que ces deux monuments, côte à côte, racontent ensemble de la ville.

    Un coup de pouce

    Comparez qui chacun des deux monuments honore : ceux que la mer a pris, et ceux qu'on a voulu garder en vie à terre.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  6. Étape 6 · Rue de l'Aumône

    Remontez vers le nord-est, environ 400 mètres, jusqu'à la rue de l'Aumône, près de l'abbatiale.

    Dans la liste des œuvres de Dufour, l'office de tourisme note qu'en 1897 des bains-douches publics « à bon marché » ouvrent dans cette rue. Pourquoi une ville de la fin du XIXe siècle aurait-elle besoin de payer des douches à ses habitants ?

    Un coup de pouce

    Repensez aux logements du quartier maritime décrits à la première étape.

  7. Étape 7 · Rue du Précieux-Sang

    Rejoignez la rue du Précieux-Sang, toute proche, jusqu'à la chapelle du même nom.

    C'est dans cette rue, dans les locaux de la Goutte de lait, fondée en 1894, qu'on préparait chaque jour pour chaque nouveau-né un petit panier de huit à dix biberons, que les familles dans le besoin retiraient gratuitement. Pourquoi des biberons tout prêts, plutôt que du lait en bidon que chaque mère aurait versé elle-même ?

    Un coup de pouce

    Que faut-il faire à un biberon et au lait qu'il contient, aujourd'hui encore, avant de le donner à un nouveau-né ?

  8. Étape 8 · Toujours rue du Précieux-Sang

    Restez devant la chapelle pour la dernière question.

    D'après l'office de tourisme, à partir de la Goutte de lait, avec l'aide de religieuses de Saint-Vincent-de-Paul et de bénévoles, « la mortalité infantile va presque disparaître ». Que faudrait-il avoir sous les yeux pour accepter cette phrase, et pourquoi la Goutte de lait ne peut-elle pas en recevoir tout le mérite ?

    Un coup de pouce

    Listez tout ce qui a changé dans la ville entre 1893 et 1898, d'après les étapes précédentes.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Qui Léon Dufour avait-il formé à l'asepsie pour l'aider aux accouchements à domicile ?

  2. 2. Jusqu'à quand la Goutte de lait de Fécamp a-t-elle fonctionné ?

  3. 3. À côté des usines de poisson, quelle autre industrie employait les Fécampoises, selon Wikipédia ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.