Aller au contenu
La lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autreLa lettre du jeudiun mail, le jeudi, rien d'autre
refrain.
← Tous les jeux de piste

Les compagnies de chemin de fer qui, de 1852 à 1869, ont bouclé un anneau de voies autour de Paris

Ce qui pousse entre les rails

Une tranchée droite, deux voies dont une seule sert à marcher, cinq ponts qu'on regarde d'en dessous au lieu d'en dessus, et une gare dont il ne reste qu'un escalier.

9 à 12 ans · 1 h 30, dont une bonne demi-heure accroupi à regarder le sol · 1,3 kilomètre sur la promenade, plus trois cents mètres depuis le métro. Rien à longer : la promenade court en contrebas, séparée des voitures sur toute sa longueur. Les deux seules traversées sont celles de la place Balard au début et de la rue Olivier-de-Serres à la fin, aux passages protégés. · départ : au pied de l'escalier d'accès à la promenade de la Petite Ceinture, place Balard, 75015 Paris

4 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 2 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 6

Le seul des huit qui se joue à l'intérieur d'un équipement qui ferme. La promenade ouvre en journée et se ferme la nuit, plus tôt en hiver, et les horaires du jour sont affichés à chaque entrée : il faut les lire avant de descendre, parce qu'on sort par où l'on peut et pas par où l'on veut. La station Balard, ligne 8, et le tramway T3a sont au départ ; la station Convention, ligne 12, à trois cents mètres de l'arrivée. L'accès est gratuit, et deux entrées sur six ont un ascenseur. Une règle vaut pour tout le parcours et ne se discute pas : on reste sur le chemin aménagé, jamais sur la voie ferrée d'à côté, qui n'est pas une décoration. Chaussures fermées obligatoires, le ballast coupe et les ronces griffent.

  1. Étape 1 · En haut de l'escalier d'accès, place Balard

    Regarde la tranchée avant d'y descendre. Les trains de voyageurs ont cessé d'y passer il y a plus de quatre-vingts ans. Depuis quand a-t-on le droit de s'y promener : depuis ce jour-là, depuis 2013, ou depuis toujours ?

    Un coup de pouce

    Regarde l'état du chemin, la rampe, l'éclairage et le revêtement. Rien de tout cela n'a l'âge des murs de la tranchée, et rien de tout cela ne se fabrique en un après-midi.

  2. Étape 2 · Au bord de la voie laissée en place

    Descends, puis avance d'une centaine de mètres vers l'est. À ta droite ou à ta gauche selon l'endroit, une des deux voies a gardé ses rails, ses traverses et ses cailloux.

    On aurait pu tout enlever et gagner trois mètres de promenade. On a préféré laisser une voie entière en état de servir. Pourquoi : parce que l'enlever aurait coûté trop cher, parce qu'un accord signé exige qu'un train puisse y rouler de nouveau, ou parce que les plantes protégées ne poussent que dans les cailloux ?

    Un coup de pouce

    Compare le coût d'arracher deux voies et celui d'en arracher une seule, puis demande-toi si on aurait dessiné un chemin aussi étroit pour une raison de botanique.

  3. Étape 3 · Accroupi au bord du ballast

    Choisis un endroit où le chemin longe les cailloux, et pose ta ficelle par terre pour délimiter un carré grand comme une serviette de table.

    Dans ce carré, compte les plantes qui ne se ressemblent pas. Pas les tiges : les sortes. Deux feuilles de forme différente font deux sortes. Annonce ton total, puis recommence dix pas plus loin et compare les deux carrés.

    Un coup de pouce

    Adulte : on regarde sans arracher et sans sortir du chemin. Si le compte stagne, faites chercher ce qui est minuscule et collé au sol : c'est là que se cache la moitié des sortes.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  4. Étape 4 · Sous un des ponts de la tranchée

    Continue vers l'est. Cinq rues franchissent la tranchée sur des ponts ; arrête-toi sous l'un d'eux.

    Mesure trois choses et note-les : l'écartement entre les deux rails, la longueur d'une traverse, et de combien la traverse dépasse de chaque côté. Ensuite, dis si les deux dépassements sont égaux, et pourquoi ce serait ennuyeux qu'ils ne le soient pas.

    Un coup de pouce

    Adulte : mesurez toujours entre les bords intérieurs des rails, sinon deux personnes trouvent deux résultats et ont raison toutes les deux.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  5. Étape 5 · Au pied de l'escalier de pierre, sous la rue de Vaugirard

    Poursuis jusqu'à un large escalier de pierre qui monte vers la rue, bien plus soigné que les autres accès.

    Cet escalier est plus vieux que la promenade et plus large qu'il n'aurait besoin de l'être. Il ne mène à aucune maison. À quoi servait-il quand il a été bâti ?

    Un coup de pouce

    Compte les gens qu'on pourrait faire passer de front sur une marche, puis demande-toi quel genre d'endroit a besoin d'écouler autant de monde d'un seul coup, plusieurs fois par heure.

  6. Étape 6 · En haut de l'escalier de la rue Olivier-de-Serres

    Continue jusqu'au bout de la promenade et remonte à la rue par le dernier escalier.

    Le service des voyageurs s'est arrêté le 23 juillet 1934, alors que la ligne fonctionnait très bien. Qui lui avait pris ses passagers : la voiture particulière, le métro et l'autobus, ou la guerre ?

    Un coup de pouce

    Regarde où tu te trouves maintenant et compte les minutes qu'il t'a fallu pour remonter. Puis rappelle-toi combien de familles possédaient une automobile dans les années 1930, et à quelle date la guerre a commencé.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. Pour les grands : en 1900, l'année de l'Exposition universelle, combien de voyageurs la ligne a-t-elle transportés ?

  2. 2. Pour les grands : sur la trentaine de bâtiments d'accueil des voyageurs qu'a comptés la ligne, combien ont été entièrement démolis ?

  3. 3. Pour les grands : à qui appartient aujourd'hui le sol sur lequel vous venez de marcher ?

Le mot de la fin

Avant de partir : chacun écrit sur un papier ce qu'il ferait du couloir si on lui en confiait les trente-deux kilomètres, en une phrase. Puis on lit tout haut, et on cherche ce qui deviendrait impossible dans la proposition du voisin.

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.