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refrain.
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Des religieuses qui distillaient, une famille de liqueuristes devenue riche, et un contrebandier du pays qui avait soif jusqu'au bout

Ce qui coulait à La Côte

Un couvent dont il ne reste qu'une adresse, une dernière volonté au pied de l'échafaud, une taxe qui guettait les bouteilles à l'entrée des villes, un record dont le champion est aussi l'auteur, et une église bâtie pour une cité ouvrière qui n'a jamais existé.

Pour les grands · 1 heure 15 · Environ 800 mètres, de la rue Saint-André à l'avenue Camille-Rocher, par la rue de l'Hôtel-de-Ville, la rue des Moulins et l'avenue de Verdun. Rues en pente, trottoirs étroits par endroits. · départ : devant le 23, rue Saint-André, 38260 La Côte-Saint-André

4 étapes ont une réponse vérifiée auprès d'une source officielle. Les 3 autres n'en ont pas, et c'est voulu : la réponse y est ce que l'enfant observe. Toutes les sources sont imprimées sur la feuille des réponses.

0 étape sur 7

Un parcours pour adultes, gratuit, dehors, toute l'année, sur l'histoire des eaux-de-vie et des liqueurs de La Côte, de leurs taxes et de leurs légendes. On n'y boit rien et l'on n'entre nulle part : la cour de la mairie se regarde depuis son portail, quand il est ouvert aux heures de la mairie, et l'église de la fin, désaffectée, appartient à un particulier. Le musée des liqueurs a ses propres horaires et n'est pas une étape. Plusieurs arrêts confrontent deux sources : elles ont été lues en octobre 2026 et ont pu changer depuis. Trois des sept arrêts se jouent sans bonne réponse écrite d'avance.

  1. Étape 1 · Devant le 23, rue Saint-André

    En 1623, des religieuses ursulines fondent ici un couvent, à l'angle de la rue Saint-André et de la rue qui s'appelait alors rue Royale, aujourd'hui rue de la République. Son entrée passait sous un porche, au numéro 23, qui a disparu. Regardez l'angle des deux rues : que vend-on aujourd'hui dans ces murs, et cela a-t-il un air de famille avec ce que faisaient les religieuses ?

    Un coup de pouce

    Les commerces changent : fiez-vous à la vitrine que vous avez sous les yeux, pas à celle que décrit la source.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  2. Étape 2 · Toujours rue Saint-André

    Les Ursulines fabriquaient aussi une eau-de-vie réputée, l'« Eau de la Côte ». La mairie raconte qu'un condamné l'a réclamée avant de mourir, le 26 mai 1755, sur la roue, à Valence. Il était né à moins de dix kilomètres d'ici, à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, et une complainte qu'on chante encore porte son nom. Qui était-ce ?

    Un coup de pouce

    Il faisait passer en fraude du tabac, du coton imprimé et des horloges entre la Suisse, la Savoie et la France, et l'armée du roi a fini par l'arrêter en Savoie.

  3. Étape 3 · À l'angle de la rue de la République

    Quelques pas jusqu'à l'angle des deux rues, en restant sur le trottoir.

    La même page de la mairie poursuit : « Après leur fuite en 1789, ce savoir-faire sera repris par Barthélémy Rocher, pour réaliser le Cherry Rocher. » Or Barthélémy Rocher fonde sa distillerie en 1705, et il est né en 1675 selon la mairie, en 1677 selon l'encyclopédie. Où est l'impossibilité, et que peut-on sauver de la phrase ?

    Un coup de pouce

    Faites la soustraction entre 1789 et l'une des deux années de naissance, peu importe laquelle.

  4. Étape 4 · Devant le portail de la mairie

    Remontez vers le nord, environ 130 mètres, jusqu'à la rue de l'Hôtel-de-Ville et au grand portail de la mairie, l'ancien hôtel particulier des Blanc de Blanville.

    Dans la cour de cette mairie, on a installé d'anciennes bornes d'octroi. L'octroi était une taxe que la ville percevait sur certaines marchandises qui entraient chez elle. Les blés et les farines en étaient exemptés. Quelle famille de marchandises venait en tête de la liste des produits taxés, en 1814, et qu'est-ce que La Côte fabriquait qui en faisait partie ?

    Un coup de pouce

    Pensez à ce qui, dans ce parcours, coule et se met en bouteille.

  5. Étape 5 · Toujours devant le portail de la mairie

    Si le portail est ouvert, regardez la cour depuis le seuil. Cherchez les bornes d'octroi, puis une grande pierre ronde : la meule du pressoir d'une ancienne fabrique d'huile de la place Saint-André. Levez ensuite les yeux vers la galerie à arcades du deuxième étage. Combien d'arcades voyez-vous d'ici, et lesquelles de ces pierres ont fait le voyage jusqu'à cette cour ?

    Un coup de pouce

    Si le portail est fermé, regardez la porte elle-même et la façade sur rue : la cour attendra un jour de semaine.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.
  6. Étape 6 · Rue des Moulins

    Revenez vers la halle, longez-la côté est et descendez la rue des Moulins, qui part vers l'est : environ 250 mètres en tout.

    C'est en contrebas, dans un bâtiment donnant sur cette rue, que les Rocher fabriquaient leurs liqueurs, selon la mairie, qui parle de « l'une des plus vieilles distilleries de France ». L'encyclopédie en ligne va plus loin : en 1705, à La Côte, « naquit la première distillerie de France ». Laquelle des deux phrases faut-il retenir, et d'où vient la seconde ?

    Un coup de pouce

    Comparez la phrase de l'encyclopédie avec ce que l'entreprise écrit d'elle-même sur son propre site.

  7. Étape 7 · Devant l'église Saint-Camille

    Continuez vers l'est par la rue de la Halle puis l'avenue de Verdun, sur le trottoir, environ 400 mètres jusqu'à l'église, au carrefour de l'avenue Camille-Rocher.

    Lisez la plaque de l'avenue qui longe cette église : qui y a laissé son nom ? Puis regardez autour de vous et imaginez ce qu'il aurait fallu construire ici pour que l'église soit le centre d'un quartier entier.

    Un coup de pouce

    Une distillerie a besoin d'ouvriers, et des ouvriers ont besoin de logements, d'une école, d'un lieu où se réunir.

    Ici, ta réponse est la bonne : c'est ce que tu vois.

Le quiz, pour finir assis quelque part

  1. 1. La page de la mairie sur la villa Sainte-Cécile, la maison des Rocher, la dit bâtie par l'architecte Alfred Berruyer « à la fin du XVIIIe siècle », puis « en 1848 ». Pourquoi la première date est-elle impossible ?

  2. 2. Autour de l'église Saint-Camille, Camille Rocher rêvait d'un « phalanstère ». Qu'est-ce que c'est ?

  3. 3. La mairie et l'encyclopédie ne donnent pas la même année de naissance à Barthélémy Rocher. Sur quoi s'accordent-elles ?

Tes réponses restent dans ce téléphone. Elles ne partent nulle part et personne d'autre ne les voit.

D'où viennent les réponses

Si une réponse ne correspond plus à ce que vous voyez sur place, une ville change et nous aussi : dites-le nous, on corrige.